Rugby : un derby Decazeville - LSA en trompe-l'œil, vraiment ?

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  • Un gagnant dans le jeu et un autre gagnant au score lors de ce fou derby ?
    Un gagnant dans le jeu et un autre gagnant au score lors de ce fou derby ? Centre Presse - Jean-Louis Bories
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Dimanche 11 septembre à Decazeville, le derby d'ouverture de la saison de Fédérale 2 entre le SCD et LSA a livré un scénario dingue avec un succès des visiteurs (24-26) à la dernière seconde, mais aussi de premiers enseignements contrastés.

SCD, revers encourageant

Le Sporting a pris de plein fouet son retour en Fédérale 2. Et la défaite face à Lévezou laisse un goût amer lorsqu’est venu le temps de refaire le match. Trois mots revenaient dans la bouche de l’ensemble des joueurs : « ça fait ch..!» Une grosse déception tant les Decazevillois n’ont pas la sensation d’avoir fait un mauvais match comme le souligne l’un d’entre-eux. « Nous n’avons pas eu l’impression d’être dominés ou encore dépassés par cette formation de LSA. Je dirais même qu’on n’a rien à leur envier sur ce match. » Sur ce match certes, car la lucidité reste de mise, à Decazeville. La saison va être longue et coaches et joueurs ont vite compris que cela allait être dur tous les dimanches. Dur surtout car l’effectif n’est pas pléthorique. Le SCD ne disposant que d’une cinquantaine de joueurs dans son effectif et la moindre blessure, la moindre suspension pourrait coûter cher aux coéquipiers du nouveau capitaine Loïc Rouquette.

Face à Lévezou, le Sporting a toutefois déjà constaté qu’il peut rivaliser avec les formations de milieu de tableau. Il suffit maintenant de trouver le rythme. En termes de jeu, le promu a répondu présent. Présent notamment en conquête où Loïc Rouquette a régné en maître dans un secteur où déjà l’an passé, l’équipe excellait. Certes la mêlée aura été chahutée, les lancements de jeu quelques fois oubliés ; mais au final, l’ensemble des éléments bleu et blanc ont vite analysé que ce Sporting, avec l’expérience de son paquet d’avants, peut figurer dans cette Fédérale 2 plus exigeante, plus agréable à jouer où le vice est moins présent mais qui ne pardonne rien, surtout pas la moindre faute dans les arrêts de jeu.


Encore une fois, la frustration ressort. Elle est si présente car le club avait à cœur de bien démarrer la saison et d’offrir un succès à ses deux milliers de supporters venus l’encourager. Venus prouver encore une fois que Decazeville est bel et bien une terre de rugby. C’est d’ailleurs également pour cela que les joueurs étaient tant déçus de ne pas avoir pu rendre heureux tout ce monde.

Goût d'inachevé à LSA

« Dans un derby, il est difficile de dégager un favori, surtout sur un premier match », avait annoncé, quelques jours avant la rencontre, Pascal Rivière l’un des coprésidents de LSA. Et il ne s’était pas trompé. Largement dominateurs, surtout en première période, les Decazevillois ont mis sous l’éteignoir une équipe ségalie qui ne s’attendait certainement pas à pareille réception. « Le résultat passera par la maîtrise du jeu », avait prévenu Ruan Lamprecht l’un des tacticiens cassagno-réquistanais.

Et cette fois, il s’était… trompé. Car la maîtrise a longtemps été decazevilloise et les gars du Bassin ont été en tête pendant quasiment 80 minutes. Ainsi, seules la détermination et la fraîcheur physique ont permis aux jaune et vert d’inverser la tendance et de mettre la main sur le jeu dans les dernières minutes, qui plus est à 15 contre 14. Un coup de pied de l’arrière Miquel à l’ultime seconde du temps additionnel est venu donner le coup de grâce aux bleu et blanc. Copieusement dominés en touche et en conquête surtout en première période, les joueurs du Ségala, qui avaient pourtant inscrit le premier essai de la partie, n’ont dû qu’à la botte de Miquel de ne jamais être réellement décramponné par une équipe du Bassin qui mettait le feu aux quatre coins du terrain.

« C’est le rôle du buteur de concrétiser les bons mouvements qui mettent l’adversaire à la faute », expliquait Lamprecht. Un buteur qui aura inscrit 21 des 26 points de son équipe faisant ainsi de l’ombre à Jérôme Accorsi, le maître artilleur du Sporting. Si cette victoire fait du bien aux Ségalis comptablement et moralement, elle laisse un goût d’inachevé. Et la physionomie du match a montré qu’il y a encore du travail à accomplir, surtout quand on sait que les jaune et vert affichent clairement leur intention de se qualifier pour les phases finales. « Decazeville nous a imposé un gros rythme et des séquences où l’on s’est mis à la faute. On n’a pas fait une belle première mi-temps. On n’a rien lâché, on est bien revenu sur la fin mais il reste beaucoup de choses à améliorer. On va construire sur ça, sur l’état d’esprit. Maintenant on commence par une victoire à l’extérieur et ce n’est que du positif », nuançait le capitaine de LSA, Antonin Regourd.

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Philippe Cauffet et Serge Carrière
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