Aveyron : au cœur des vendanges du seul vin local à Macarou

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  • Tous se sont donnés à fond : à la coupe, au transport du raisin, d’autres au fouloir…
    Tous se sont donnés à fond : à la coupe, au transport du raisin, d’autres au fouloir…
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Les vendanges de Macarou se sont achevées en ce début de septembre. Zoom sur le seul vin récolté à Villefranche.

Avec plus de trois semaines d’avance, c’était les vendanges sur les coteaux de Macarou qui dominent la Chartreuse. Une quarantaine d’amis et de la famille d’Alain Estival se sont retrouvés pour vendanger la vigne qui produit le seul vin de Villefranche commercialisé sous le nom de "Macarou".

Chacun à sa tâche : certains à la coupe, au transport du raisin, d’autres au fouloir, sans oublier ceux qui préparaient la cuisine pour clôturer cette journée de convivialité.

C’est la cinquième génération sur cette vigne qui constitue aussi le patrimoine de Villefranche. On craignait que la sécheresse de cet été et généralement le changement climatique ne viennent altérer la production de cette vigne conservatoire qui compte maintenant une centaine de variétés différentes. Il n’en fut rien. Il faut dire que cette vigne a pu résister grâce à sa culture notamment. Pas de désherbant, son sol n’est pas travaillé, ce qui constitue une protection contre l’évaporation. L’entretien du sol de la vigne est fait uniquement à l’aide d’une tondeuse débroussailleuse.

Le seul point noir, ce sont les jeunes plants de l’année qui n’avaient pas encore de racines suffisantes. Ils n’ont pas résisté aux canicules successives. La résistance de certains plants anciens de cette vigne à la sécheresse a donné un espoir. Un marquage de ces variétés a été réalisé. Cela permettra grâce au bouturage et au greffage de ces plants, de voir positivement l’avenir.

Pour la vigne de Macarou et ses 2 500 pieds, côté sanitaire, ce fut une année parfaite car il n’y a pas eu de maladies, ce qui a nécessité aucun traitement. Cela aussi restera dans les annales. Tout est donc réuni pour un cru excellent, et les premières analyses laissent présager un vin qui titrera à plus de 13°.

Un peu d’histoire…

À Villefranche au XIXe siècle, ses habitants pour la plupart, produisaient leurs vins. En 1865, la commune de Villefranche comptait 1 155 hectares de vigne dont elle soutirait 20 000 hl.Mais dans les années 1880, la viticulture française est meurtrie. Un insecte envahissant détruit le vignoble français.

Tous les cépages sont touchés. Son nom, le phylloxéra. Les ravages qu’il va engendrer sont si importants qu’il sera craint par l’ensemble des vignerons français.Au cours des années 1930, les vignes garnissaient abondamment les coteaux.

À Villefranche, sur les coteaux il y avait le vin des Tourrettes, de Pénevayre, de Causseroux et bien sûr le vin de Macarou. Arrive le terrible hiver 1956 où 99 % de la vigne est une nouvelle fois anéantie par la terrible gelée du mois de février.

Après cette catastrophe beaucoup de Villefranchois se décourageront et renonceront à replanter. La vigne de Macarou, elle, est replantée avec des variétés différentes (environ une soixantaine). Ce qui lui donne une spécificité. Le vin de Macarou est le seul vin commercialisé de Villefranche-de-Rouergue.

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TOLLON Lucie
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