Marché de Rodez : Kévin Soulié quitte son petit fournil pour vendre ses pains

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  • "Je pétris, je cuis et je vends", résume Kévin Soulié.
    "Je pétris, je cuis et je vends", résume Kévin Soulié. E.C.
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Voilà six ans que Kévin Soulié quitte régulièrement son fournil pour vendre ses pains et ses viennoiseries sur le marché.

Sur le marché, certaines denrées prédominent, dont les fruits et légumes, la viande et la charcuterie ou le fromage. On y trouve, pourtant, aussi du pain et même des viennoiseries. C’est ce que propose Kévin Soulié sur son stand minimaliste. À sa droite s’étalent différents types de pain, dont son produit phare : le vigneron, un pain complet au lin et au levain de quatre kilos. "La famille tient la semaine avec, note le boulanger. En spécialité locale, j’ai la fouace et les jésuites. " Les pizzas marquent la frontière avec les classiques viennoiseries, croissants ou palmiers, puis l’extrémité de la table est consacrée aux muffins et aux brownies.

De Campuac à Rodez

Originaire de Golinhac, Kévin Soulié est un boulanger concis dans son choix de carrière. "J’adore la nourriture et c’est un métier qui peut s’exporter dans le monde entier. Je voulais faire de la matière noble et que mes enfants mangent de la bonne qualité. " Il s’était installé à Campuac. Le village étant peu peuplé, il a sillonné les routes pour vendre ses produits. Depuis six ans, il fait les marchés et c’est une réussite. Il a quitté le village et a ouvert l’an dernier "Le petit fournil" dans le quartier de Bourran. Au 8 avenue Jean-Monnet, il pétrit, cuit ses produits et les vend dès 4 heures aux jeunes gens de retour de soirées endiablées avant que les employés de bureau ne prennent le relais jusqu’à 19 heures.

"Le marché dans les gênes"

"Le marché, c’est plus convivial. Souvent en magasin, les clients sont pressés ", constate le boulanger au débit de parole pourtant rapide. Et d’ajouter : "Mes grands-parents faisaient les marchés, ils vendaient du jean, mais c’est dans les gênes. " Même si les hivers y sont plus rudes qu’en boutique, Kévin Soulié se plaît à rencontrer cette clientèle qui apprécie ses pains à la farine aveyronnaise, sans additifs et "en plus c’est fait avec amour ".

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Eugénie Cantier
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