Aveyron : le festival Phot’Aubrac qui se termine ce dimanche soir séduit un très large public

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  • Le regard amusé d’un enfant devant les ours polaires de Kyriakos Kaziras.
    Le regard amusé d’un enfant devant les ours polaires de Kyriakos Kaziras. Joël Born
  • De belles rencontres avec Reza...
    De belles rencontres avec Reza... Joël Born
  • .... et Frère Jean, l’ancien photographe devenu moine.
    .... et Frère Jean, l’ancien photographe devenu moine. Joël Born
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Le festival Phot’Aubrac, qui célèbre en beauté son vingtième anniversaire, se poursuit jusqu’à ce dimanche soir. L’occasion, une fois de plus, de faire de très belles rencontres photographiques.

Chaque année qui passe nous amène de nouvelles surprises, de nouvelles découvertes, de nouvelles rencontres. Dans un décor naturel toujours aussi grandiose, aussi magique. Autant dire que pour cette vingtième édition anniversaire, les festivaliers de Phot’Aubrac, de plus en plus nombreux, sont particulièrement gâtés. Et le seront encore tout aujourd’hui puisque cette édition 2022 referme ses portes ce dimanche en fin d’après-midi.

Des visiteurs venus de partout

Qu’ils se déplacent à pied, en vélo (de plus en plus), en voiture, en van ou en camping-car, les visiteurs de Phot’Aubrac se comptent chaque année par milliers. Et viennent d’un peu partout. Domiciliés dans les Hautes-Pyrénées, Rose-Marie et Georges sont des habitués. "Ça fait du bien, ça fait marcher, c’est varié, il y a de très bons photographes et on peut facilement discuter avec eux", commente le couple qui s’apprête, au volant de son fourgon aménagé, à reprendre la route pour enchaîner avec le festival de photo nature de Cauterets. Luc, un jeune retraité d’EDF toulousain, a découvert le plateau de l’Aubrac, l’an passé avec d’anciens collègues. Fan de randonnée, il s’est installé pour une semaine dans un chalet EDF de la station du Bouyssou. Ce Fujiste convaincu en profite pour prendre son temps, visiter la fromagerie de Laguiole et faire affûter ses couteaux… "Ce festival est génial, j’adore ce genre d’animations, s’enthousiasme cet écolo dans l’âme. Ici, toutes les bonnes conditions sont réunies."

Des photographes ravis

Si le public apprécie, les photographes ne sont pas en reste. Installé dans les Alpes-Maritimes, dans le parc du Mercantour, Anthony Turpaud en est à sa première participation. "C’est génial, on expose dans des endroits insolites. Il y a un mélange de rusticité et de modernité. Le territoire est magnifique et il y a une très bonne ambiance." Depuis 2017, il s’est tourné vers l’astrophoto. "Au début on bricole, on passe des nuits blanches. J’aime partir en montagne et m’imprégner de tout ce qu’il y a autour. On a tous les sens en éveil, la nature nous paraît plus sauvage, le moindre bruit nous alerte, c’est comme un retour à des instincts primitifs. Quand le ciel étoilé arrive on se sent vraiment humble face à l’immensité de l’univers."

Qualité et diversité

Comme d’habitude, l’étable de la ferme des Nègres réunit un très beau condensé de ce festival, qui fait rimer qualité et diversité. Les portraits sahariens de Sylvain Sister côtoient ceux indiens de Jean-François Fabriol, près des maquignons de Marie Hyvernaud et de l’énigmatique monde souterrain de Jean-François Fabriol. Expert dans l’art de jouer avec la lumière, Olivier Dinh dévoile ses superbes ombres paradoxales, alors que Marc Tassel, présente les images vaporeuses de ses tirages argentiques, ses villes au sténopé, un principe photographique basique. Cet enseignant retraité, originaire de Guirande se dit lui aussi ravi. "Ce festival est extraordinaire et le monde qu’il y a…" Philippe Rochot, l’ancien journaliste d’Antenne 2 qui fut pris en otage au Liban, expose ses photos des minorités musulmanes chinoises d’avant la répression. Avec Jacques Villière, les jouteurs, "ces demi-dieux", tombent jamais dans l’eau mais montent vers le ciel… "Je mourrais d’envie d’exposer à Phot’Aubrac, je me sens comme un gamin à qui l’on a fait un cadeau", me lâche-t-il tout sourire. Il y a aussi les paysans d’Alain Dernier et les images fortes de Christophe Airaud, un passionné de tauromachie. C’est tout cela Phot’Aubrac et plein d’autres choses, à travers une cinquantaine d’expositions entre Aveyron et Lozère, entre ciel et terre.

L’habit fait le moine

Sur la place du village de Nasbinals, sous le regard de sa mère, un petit garçon s’amuse avec les remarquables ours polaires de Kyriakos Kaziras. Non loin de là, frère Jean, l’ancien photographe de mode qui a tout laissé tomber pour devenir moine dans les Cévennes, raconte son incroyable histoire aux nombreux visiteurs. Depuis le matin, il en a déjà compté plus de 900 et n’en revient toujours pas.

Reza, messager de la paix

Mais l’un des moments forts de cette vingtième édition sera sans nul doute la présence de Reza, l’ancien reporter de guerre devenu messager de la paix, avec sa femme Rachel aux côtés de trois jeunes photographes afghans exilés en France, venus témoigner de la souffrance et des espoirs de leur peuple. Car la photographie sert aussi à cela. Ne pas oublier.

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Joël Born
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