Aveyron : quand le frêne permet la sobriété énergétique en agriculture

  • La démonstration a mis en avant les bienfaits des feuilles de frêne pour nourrir les vaches et d’élaguer pour transformer le bois en plaquettes.
    La démonstration a mis en avant les bienfaits des feuilles de frêne pour nourrir les vaches et d’élaguer pour transformer le bois en plaquettes.
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Sur l'Aubrac, les multiples utilités de cet arbre son mises en avant par la Chambre d'agriculture.
 

Tout est dans la nature. Les moyens pour la préserver en sont une évidence. Ainsi, la chambre d’agriculture et le parc naturel régional (PNR) de l’Aubrac ont fait dernièrement la démonstration de l’utilité du frêne pour mieux gérer l’espace naturel, alimenter les bovins par les feuilles de cet arbre et réduire ainsi l’achat de pailles en période de sécheresse.

"Aujourd’hui, il existe des outils mécaniques efficaces qui permettent d’entretenir cette espèce à faible coût et surtout sans danger", dit Ugolin Bourbon-Denis, chargé de mission Arbre champêtre au PNR de l’Aubrac. Preuve à l’appui, des éleveurs grimpeurs ont mené une opération d’élagage non loin de la ferme de Sylvain Cestrières, sur l’Aubrac.

Et Ugolin Bourbon-Denis de rappeler que "donner de la feuille de frêne pour nourrir les bovins a été une pratique délaissée qui retrouve de l’ampleur suite au réchauffement climatique." D’ailleurs l’éleveur Sylvain Cestrières n’a pas attendu la sécheresse de cette année pour agir. "C’est un cercle vertueux entre l’arbre et la prairie qui permet à l’éleveur de gagner en autonomie." Les feuilles du frêne nourrissent les vaches et permettent d’éviter ainsi d’acheter du stock de foins. "Cela reste un complément", précise le chargé de mission Arbre champêtre dont le frêne en est l’arbre emblématique sur l’Aubrac. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de petites économies.

Les nouveaux outils mécaniques facilitent cette pratique qui ne demande qu’à reprendre pour s’étendre. D’autant que l’élagage initie d’autres vertus. Couper les branches tous les cinq à dix ans permet de stocker de la ressource transformée en copeaux pour en faire des plaquettes et même, depuis une décennie environ, pour en faire de la litière dans les étables. "Cette pratique a aussi périclité mais il n’est pas trop tard. On peut remettre en production des arbres qui n’ont pas été élagués depuis ans."

Les études montrent enfin la valeur nutritionnelle du frêne qui équivaut à la luzerne. Inciter à franchir le pas, retrouver cette pratique grâce à de nouveaux outils qui assurent la sécurité, tels ont été les leitmotivs pour engager les éleveurs sur la voie d’une ressource naturelle qui participe à la sobriété énergétique.

Olivier Courtil
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