Éric Chenut en Aveyron ce jeudi : "Le défi en termes de soins est majeur" pour le président de la Mutualité française

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  • Éric Chenut, le président de la Fédération nationale de la Mutualité française est en visite aujourd’hui et demain à Rodez et Millau.
    Éric Chenut, le président de la Fédération nationale de la Mutualité française est en visite aujourd’hui et demain à Rodez et Millau. Repro CP - RVTHOUROUDE
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Le président de la Mutualité française plaide pour plus de moyens en faveur du grand âge et de la dépendance. Il est en visite ce jeudi 6 octobre en Aveyron. Entretien. 

Ce jeudi matin, Éric Chenut, le président de la Mutualité française est en visite à Rodez et plus exactement au sein du Carré santé bâti par l’Udsma à Bourran. Il sera également à Millau pour rencontrer les responsables de l’Union des mutuelles millavoises (UMM). L’occasion pour celui qui est à la tête de la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF) depuis octobre 2021, qui regroupe la majorité des mutuelles de santé existant en France, de découvrir "des outils de pointes mis au service" des Aveyronnais. "Il existe une réelle dynamique dans ce département. C’est une nécessité car les enjeux sont nombreux", précise Éric Chenut.

Récemment, vous appeliez à un « rééquilibrage entre la médecine de ville et l’hôpital ». Pour quelles raisons ce changement est-il primordial ?
On a demandé à l’hôpital d’assurer des choses qui n’étaient plus possibles de réaliser en ville. Même si cet été, des actions ont été mises en place, comme une meilleure rémunération des gardes, dans le cadre de la permanence des soins en ville. Ce qui a permis d’éviter des passages aux urgences et à l’hôpital. Il faut veiller à affecter les bonnes ressources au bon endroit. Le cadre de l’hôpital n’est pas toujours le bon. Des solutions existent : on peut développer la télémédecine, quand cela est pertinent, assurer de la télésurveillance, vérifier l’évolution des données des patients… Il existe beaucoup de solutions pour dégager du temps pour les soignants. Mais cela nécessite un cadre clair et la mise en place de règles éthiques en matière de numérique. Le défi en termes de soin est majeur car les besoins sont importants et on ne résoudra pas tout en deux ou trois ans. On ne retrouvera probablement pas un équilibre avant 2040. En attendant, il faut également accentuer le virage de la prévention.

Vous évoquez également des dépassements de plus en plus fréquents des honoraires. À quoi cela est-il dû ?
Une volonté claire d’encadrement avait été engagée sous le dernier quinquennat. Aujourd’hui, on s’aperçoit que ce dispositif n’est plus suffisant. Un certain nombre de tarifs ne sont plus cohérents avec certaines pratiques. De plus, il convient de revoir la nomenclature d’actes médicaux qui sont trop complexes. Cela suscite de l’incompréhension autant chez les patients que les praticiens. Un choc de simplification est nécessaire.

La dépendance est au cœur des questions qui agitent notre société. Vous demandez à l’État d’y allouer plus de moyens ?
Le développement de la cinquième branche de la Sécurité sociale n’est actuellement doté que de 2,5 milliards d’euros. Alors qu’un rapport intitulé "Grand âge et autonomie", recommande plutôt d’y consacrer 10 milliards d’euros. Par ailleurs, le reste à charge pour des personnes dépendantes peut représenter jusqu’à 12 000 euros par an et par personne. Pour réduire de moitié le reste à charge moyen des personnes en dépendance lourde (GIR1 et 2), la Mutualité Française et France Assureurs font une proposition commune de couverture par répartition, financée par quelques euros mutualisés au travers de la couverture santé, et donc immédiatement efficace. Les parlementaires sont réceptifs à cette idée et nous espérons bien qu’elle aboutisse.

Udsma, "un outil de pointe au service des Aveyronnaisé

Pour Claude Mouly, le président de l’Udsma, recevoir Éric Chenut, le président de la Mutualité française c’est avant tout "une reconnaissance du travail effectué durant de nombreuses années pour proposer des services de santé au plus grand nombre. Nous proposons un outil de pointe que nous comptons encore développer".

Ce déplacement d’Éric Chenut en Aveyron et sa venue dans le Sud-Aveyron auprès de l’Union des mutuelles millavoises (UMM) sera également l’occasion d’évoquer le rapprochement des deux entités. Pour Pierre Gigarel, le directeur général de l’Udsma, cette journée sera aussi le moment pour souligner le rôle joué par la mutuelle en Aveyron et celui qu’elle jouera demain. "Nous avons un temps d’avance. Par exemple, cela fait longtemps que nous nous occupons de la question de la dépendance. Et nous mettons tout en œuvre pour y répondre au mieux", ne manque pas de rappeler Claude Mouly.

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