Automobile : Matthieu et Mathilde Margaillan, amateurs dans l’âme

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  • Mathilde et Matthieu Margaillan ont terminé la première étape, samedi 8 octobre, à la quatrième place du scratch.
    Mathilde et Matthieu Margaillan ont terminé la première étape, samedi 8 octobre, à la quatrième place du scratch. Centre Presse Aveyron - Alain Lauret
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En lice sur les Cardabelles, ce week-end des 8 et 9 octobre, Matthieu et Mathilde Margaillan, frère et sœur, ont repris le chemin des rallyes cette année, pour la première fois depuis 2014. Et si les choses ont bien changé, eux n’ont pas modifié leurs habitudes.

Le vice-champion de France des rallyes sur terre 2014, Matthieu Margaillan et sa sœur Mathilde sont revenus au rallye après une longue absence. Le pilote de Haute-Provence possède une entreprise de Forestage à Oraison, au carrefour du Luberon et du Verdon.

Depuis le titre de vice-champion de Matthieu Margaillan, acquis de haute lutte au terme d’une belle saison face à Maître Jean-Marie Cuoq, lui et sa sœur n’avaient plus remis les roues dans des rallyes sur terre. Et leur retour, début 2022, a été remarqué : ils ont terminé deuxièmes au Terre des Causses, à seulement 11 secondes de Franceschi. Par la suite, divers petits tracas les ont empêchés de poursuivre un objectif de podium qui était à leur portée avec leur Skoda Fabia Rally2.

"Le rallye, c'est du plaisir avant tout"

Mais ce qui frappe quand on rencontre Matthieu, c’est sa manière d’aborder la course avec un état d’esprit très différent de ses petits camarades. L’homme est secret. Et depuis 2014, les choses ont bien évolué sur les rallyes. Les caméras embarquées ont fait leur apparition. Les mobil home avec tout le confort pour s’éloigner du bruit sont apparus. Matthieu et Mathilde, eux, vivent le rallye en purs amateurs : un petit barnum, des copains pour suivre l’auto et une table de camping pour recopier les notes.

"Le rallye, c’est du plaisir avant tout. Je reviens aux Cardabelles et je redécouvre tout. Prendre des notes en un passage et aller vite ce n’est pas possible. Et depuis 2014, je ne reconnais pas grand-chose, remarque-t-il. Ensuite je sais qu’avec ces autos, quand tu lâches l’accélérateur, c’est pour freiner et inversement. Pour le moment, je m’applique à ça…" Samedi 8 octobre, ils étaient quatrièmes du rallye des Cardabelles, avec le podium en ligne de mire. Histoire de démontrer que l’ordi et la caméra embarquée ne font pas tout.

A lire aussi : Automobile : pour Mathieu Franceschi, le rallye des Cardabelles est "une première balle de match"

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Alain Lauret
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