Football : "Ce n'est pas évident de passer après Peyrelade", les premiers mots du nouvel entraîneur de Rodez Didier Santini

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  • Didier Santini arrivera la semaine prochaine en Aveyron. Il a officiellement signé lundi un contrat jusqu’en 2025 (sous réserve de maintien cette saison) avec le Raf. Avant sa dernière expérience écourtée à Saint-Brieuc, il officiait sur le banc de Béziers, comme ici en photo.
    Didier Santini arrivera la semaine prochaine en Aveyron. Il a officiellement signé lundi un contrat jusqu’en 2025 (sous réserve de maintien cette saison) avec le Raf. Avant sa dernière expérience écourtée à Saint-Brieuc, il officiait sur le banc de Béziers, comme ici en photo. Midi Libre - Archives Jean-Michel Mart
Publié le , mis à jour

Alors que le président du Rodez Aveyron football, Pierre-Olivier Murat, était en conférence de presse hier après-midi, Didier Santini a, lui, livré ses premiers mots en tant que nouvel entraîneur ruthénois à Centre Presse par téléphone. Entretien.

Didier Santini, pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a amené à signer à Rodez ?

Après l’éviction de Laurent (Peyrelade, entraîneur historique du Raf limogé le 8 novembre), le club cherchait un entraîneur. Des agents ont parlé de moi au président. Il a tout de suite matché, en disant que mon profil l’intéressait beaucoup, et qu’il voulait me rencontrer. Donc on s’est vus, et puis voilà.

Ce n’est pas évident de passer après Laurent, parce que c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup et avec qui j’ai joué deux ans (à Lille). Je sais la difficulté qu’a dû avoir le président à dire à une personne qu’il apprécie : « Eh bien écoute, on arrête. »

Avez-vous été immédiatement emballé par le projet du Raf ?

Oui, car il rentre dans mes valeurs. Je cherchais un club structuré, et qui ne soit pas « bling-bling ». Que ce soit le président, Greg (Ursule, manager), ou Laurent, ils ont fait un travail fantastique depuis des années. Pour construire un toit à une maison, il faut d’abord qu’il y ait de bonnes fondations. À chaque fois que j’ai signé quelque part, ça s’est fait parce que j’avais une relation particulière avec le président.

En septembre, vous avez quitté vos fonctions de coach à Saint-Brieuc (dernier de National). Que s’est-il passé ?

Je ne veux pas parler des choses qui sont passées. On a eu des discussions avec mon président pendant trois semaines, et on a pris la décision d’arrêter, d’un commun accord. Peut-être que ça n’a pas marché par ma faute, je ne sais pas. C’est comme ça, ça arrive. Ça restera entre lui et moi, c’est aussi ça l’amitié.

Quand votre départ a été acté de Saint-Brieuc, avez-vous ressenti l’envie d’entraîner de nouveau rapidement ?

Quand on arrête, on a toujours envie. C’est notre métier. Je le dis honnêtement, j’ai eu d’autres discussions que Rodez. Je ne m’attendais pas du tout à pouvoir venir ici, mais parfois, les planètes s’alignent au bon moment. Je suis content d’un côté, mais je le regrette d’un autre, parce que franchement, j’apprécie beaucoup Laurent.

Vous n’avez jamais entraîné un club professionnel, avant Rodez. Était-ce un prérequis pour votre nouveau club ?

Non, Rodez était une opportunité. C’est un métier que j’adore, donc j’aurais pu encore entraîner à un plus petit niveau. Qu’importe le championnat, le principal c’est que je prenne du plaisir. Je n’avais pas un plan de carrière précis, en me disant que si je n’arrivais pas à aller en Ligue 2, c’était raté. Rodez est une opportunité !

N’est-ce pas difficile de reprendre un club, qui a connu tous ses récents succès avec un même entraîneur ?

Je n’ai pas de pression par rapport à ça. J’ai envie de faire perdurer le fantastique boulot qu’il a fait ici. Ce sera difficile de prendre sa succession, mais il a tellement soudé le club et fait des choses incroyables ici, que c’est extraordinaire pour moi.

Avez-vous eu des contacts avec Peyrelade depuis que vous savez que vous allez entraîner le Raf ?

Non pas encore. Les mots ne sont pas toujours faciles à trouver, mais je vais l’appeler.

Vous retrouverez l’entièreté de son staff ici. Est-ce une habitude pour vous d’arriver seul ?

Oui, ça m’est toujours arrivé. Je ne connais pas encore les membres du staff, mais j’ai la chance d’avoir discuté avec Emerick (Darbelet) ces deux derniers jours. On a un de nos meilleurs amis en commun, donc ça rapproche.
Vous arrivez à Rodez en pleine trêve de la coupe du monde. Avez-vous prévu de faire évoluer le programme mis en place par l’ancien coach ?

Non, non, le programme est bon. On reprendra le 5 décembre, et après on partira en stage (à Canet-en-Roussillon, du 10 au 16 décembre, qui s’ouvrira par un match à Nîmes, et se terminera par un à Montpellier). Ça me permettra de mieux connaître mes joueurs.

Cette saison, Rodez a pour habitude d’évoluer en 3-5-2. Est-ce un système qui pourrait vous convenir ?

L’équipe a été faite dans le recrutement pour jouer en 3-5-2. Il est très bien fait, et il peut évoluer. Quand ils ont joué à 4 derrière contre le Paris FC en deuxième mi-temps, ou à Caen en première, il y a eu de bonnes choses aussi. Les joueurs sont assez « caméléons » et capables de changer de système.
On verra. Pour l’instant, je ne suis pas parti pour changer. La saison dernière, j’ai commencé en 4-2-3-1 ou en 4-4-2, et j’ai fini avec un 4-3-3 toute la deuxième partie de saison. Il faut savoir s’adapter.

Quel regard portez-vous sur le début de saison de vos nouveaux joueurs ?

Quand on gagne à Bastia, Paris, ou Saint-Étienne, c’est qu’il y a beaucoup de qualité. Parfois, ça marche moins, comme à la maison, mais je pense que le groupe à la qualité pour se sauver.

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