Originaire de Saint-Christophe, Mathieu Collet aime faire campagne pour les enjeux politiques de la ville

Abonnés
  • Avant de s’intéresser de près à l’urbanisme à Toulouse, à Lyon et à Paris, où il vit et travaille aujourd’hui, Mathieu Collet a fait étape à Montréal, à l’Université du Québec, et à Miami, en Floride, pour un stage.
    Avant de s’intéresser de près à l’urbanisme à Toulouse, à Lyon et à Paris, où il vit et travaille aujourd’hui, Mathieu Collet a fait étape à Montréal, à l’Université du Québec, et à Miami, en Floride, pour un stage. Reproduction Centre Presse Aveyron
Publié le

Né à Rodez, mais ayant grandi dans le Vallon, le jeune homme de 24 ans est chargé d’opérations en matière d’urbanisme pour la société Grand Paris aménagement. Il s’intéresse aux "oubliés de l’égalité des territoires", ainsi qu’à "l’accessibilité" ou encore à "l’intégration".

Comme des millions de Français, Mathieu Collet n’a pas oublié les attentats à Paris de janvier 2015. Il était en classe de Terminale, au lycée Foch, à Rodez. Il confirme : "J’étais en série L et mon truc, c’était les langues et, surtout, l’anglais. Je voulais d’ailleurs devenir professeur. Finalement, je n’ai pas du tout fait ça ! Ces événements horribles m’ont éveillé sur les questions sociales, politiques. J’ai été interpellé et cela a été le déclic pour mon parcours universitaire". Au lieu de pousser les portes de la faculté d’anglais à Toulouse, il a choisi celles de la fac de sociologie et de géographie au Mirail, dans la Ville rose.

Né dans le chef-lieu aveyronnais, en 1998, d’une mère cantalienne et d’un père belge, de Charleroi (ils se sont connus lors d’une fête de village dans le Lot et ont opté pour le Vallon, Saint-Christophe précisément pour poser leurs valises), Mathieu Collet a décroché une licence de géographie, avant de traverser l’Atlantique pour un master à l’Université du Québec à Montréal et un stage d’étude à Miami (Floride) aux Etats-Unis, avec une proposition d’un plan de renouvellement urbain.

Après un master II "aménagement et développement durable des territoires" à Lyon, il a rallié la capitale pour intégrer l’école d’urbanisme de Paris. Un choix qui, selon ses propres termes, "a tout son sens par rapport à mes convictions" : "C’est très lié. Il est question de politiques publiques avec, par exemple, comment intégrer les quartiers populaires et/ou prioritaires, les enjeux culturels (l’art dans les espaces urbains), le droit à la ville, l’intégration". C’est donc la société privée Grand Paris aménagement qui lui a permis de mettre le pied à l’étrier.

"Je suis un nomade"

Mathieu Collet est également très engagé en politique tout court. Ou plutôt l’a été pendant cinq ou six ans. "J’ai, en effet, marqué une pause car je vis une forme de désillusion, note, "très déçu", le jeune homme aux 24 bougies. Je suis de gauche mais je ne me retrouve plus dans ces valeurs. Je n’aime pas être dans la lumière, je préfère œuvrer dans l’ombre, j’irai où je me sentirai utile". Mathieu Collet se qualifie volontiers de "nomade".

Nomade au point de ne pas avoir de port d’attache. "À Paris, je dis que je suis toulousain, sourit-il. Je suis européen, avec un faible pour la mobilité. J’aime bouger souvent, partout, pour étancher ma curiosité". Tant et si bien que, même s’il n’a pas coupé le cordon avec l’Aveyron, il ne revient pas régulièrement au pays. "Je rentre rarement, à Noël et un peu l’été, poursuit-il. ça me manque certes quand j’ai un coup de mou, avec un besoin de vert, de calme, mais je suis un urbain, attiré par les grandes villes. C’est comme un contraste avec tout ce que j’ai connu. Mais, mes origines aveyronnaises ont forgé ce que je fais".

Il est "sur ce même schéma" pour ses perspectives professionnelles : "Mon cursus est très vaste. Cette large palette me permet d’envisager des choses très différentes, d’explorer toute ma vie des univers variés. C’est ainsi que je peux m’investir dans l’urbanisme opérationnel, mais également la stratégie à l’échelle des territoires, l’accompagnement d’associations, l’environnement". Mais, pas question d’être infidèle à son "fil rouge" : "Mon objectif est de défendre les oubliés".

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
1€/mois
Rui Dos Santos
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?