Football : quand Mbappé, Tchouaméni ou encore Giroud se frottaient à des Aveyronnais

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  • Mbappé à La Turbie, avec la B de l’ASM, face au Raf des défenseurs Édouard Daillet et Valentin Rosier, en 2016.
    Mbappé à La Turbie, avec la B de l’ASM, face au Raf des défenseurs Édouard Daillet et Valentin Rosier, en 2016. Archives CP -
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Les trois Bleus engagés mercredi 30 novembre après-midi (16 heures) dans leur troisième match du Mondial au Qatar ont croisé le fer avec des Aveyronnais dans leur jeunesse. Coup d’œil dans le rétro.

Mbappé - Monaco II - Rodez (CFA, 2016) "Il volait sur le terrain"

"C’était déjà un phénomène, dans la prise de balle, la course. Tout allait à 2 000 à l’heure." Il s’en souvient comme si c’était hier le défenseur gauche de Rodez Joris Chougrani, aujourd’hui pro en L2 avec son club de toujours, mais alors amateur en CFA ce samedi 12 mars 2016. Une date que lui et bon nombre de joueurs sang et or ne peuvent oublier. Ils y ont découvert l’offensif qu’on surnommait alors le "Petit Prince", Kylian Mbappé. Adversaire direct de celui qui marque désormais l’histoire des Bleus en même temps que du football mondial, le défenseur aveyronnais a souffert.

"Disons que je me suis fait surprendre la première fois, rigole-t-il encore. Et le coup d’après, j’ai essayé de mettre le pied avant, de lui rentrer un peu dedans (rires)." Mbappé a alors 17 ans. Mais il éclabousse de son talent le match, sans marquer (2-1 pour Monaco II), alors qu’il était rentré la veille en L1, face à Reims. "C’est aussi en ça qu’il est incomparable, relève le défenseur central du Raf ce jour-là, Jérémie Roumégous. Il a survolé le match, il volait sur le terrain même. Pourtant il était redescendu avec la B, mais il n’était pas du tout suffisant, montrant déjà tout son potentiel et sa maturité." 

"On ne voyait que lui, une fusée sur le côté, se remémore encore l’ancien Castelroussin revenu dans son club formateur et aujourd’hui conseiller au district de l’Aveyron. Il y avait une rumeur à l’époque selon laquelle Dortmund était prêt à mettre 45 M€ pour le faire venir. Cela paraissait fou pour un gamin de cet âge. Mais avec les copains, après l’avoir affronté, on s’était dit : Ah ok, si Dortmund le veut vraiment, à ce prix-là, il ne faudra pas qu’il traîne (rires)." Les deux Ruthénois n’ayant jamais (re) croisé un tel potentiel et Chougrani résumant : "Un mec comme ça, tu en croises un seul dans ta vie. Ou alors, c’est que tu joues le Mondial !"

 

Tchouaméni - Tournoi international Onet (2013) "On avait pris 7-0"

Aurélien Tchouaméni a aussi laissé une sacrée empreinte en Aveyron. Déjà milieu de terrain, il est resté célèbre à Onet pour avoir fini en 2013 meilleur buteur du tournoi international U13. Sous le maillot des Girondins de Bordeaux, son club formateur et qui a remporté cette année-là la timbale pour la troisième fois. Un parcours mémorable ponctué par une fessée administrée à la formation d’Onet dans laquelle jouait l’actuel attaquant du Raf, Killian Corredor. "Ah oui, je m’en souviens très bien, se marre l’ex du TFC. On avait pris 7-0, il avait mis un doublé, voire un triplé. Il était déjà grand, costaud. Il faisait tout plus vite que nous. Il était au-dessus techniquement, facile."

Le « petit » Tchouaméni portant Bordeaux lors du tournoi U13 d'Onet en 2013.
Le « petit » Tchouaméni portant Bordeaux lors du tournoi U13 d'Onet en 2013. Centre Presse Aveyron - Archives Jean-Louis Bories

Giroud - Rodez - Istres (Nat., 2007 et 08) "On était prévenu"

Ce n’est pas avec le maillot de Tours, qu’il rejoindra en L2 à la fin de cette saison-là, mais bien avec celui d’Istres qu’Olivier Giroud a affronté le Raf, par deux fois lors de la saison 2007-2008 en National. "Il était très fort de la tête, dos au jeu. Déjà, il était plus grand que tout le monde, se rappelle Laurent Poujol, latéral du piton, entré juste avant la pause après la blessure de Deplanche. Un match gagné 1-0 par les Rouergats ; même score en faveur des Provençaux au retour sur un but de Feindouno. Avant de poursuivre : C’était leur point fort, l’équipe s’appuyait beaucoup sur lui. On était prévenu. Il fallait notamment éviter à tout prix les coups francs dangereux." Le champion du monde 2018, revenu en Bleu récemment, avait alors 20 puis 21 ans lors de ces deux matches. Des cheveux longs et un avenir insoupçonné.

Giroud avec Istres face au Raf de Sopalski, en 2007.
Giroud avec Istres face au Raf de Sopalski, en 2007. Centre Presse Aveyron - José A. Torres

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Aurélien Parayre
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