Coupures d'électricité cet hiver : "pas de panique", "cas extrême", Emmanuel Macron tente de rassurer

  • Le chef de l'Etat a fait une mise au point par rapport aux inquiétudes qui montent avec les possibles risques de coupure de courant.
    Le chef de l'Etat a fait une mise au point par rapport aux inquiétudes qui montent avec les possibles risques de coupure de courant. Centre Presse Aveyron - José A. Torres
Publié le

Depuis les États-Unis où il est en déplacement, le président de la République Emmanuel Macron se veut rassurant sur le scénario prévoyant des coupures qui seraient "un cas extrême".

Emmanuel Macron a appelé samedi les Français à ne pas céder à la "panique" à propos d’éventuelles coupures d’électricité cet hiver.
Dans une interview accordée aux chaînes de télévision TF1 et LCI, enregistrée pendant sa visite d’État aux États-Unis, le Président a refusé d’imputer le risque de délestages en cas de températures très basses dans les prochains mois à une mauvaise maîtrise du calendrier de redémarrage des réacteurs nucléaires, à l’arrêt pour travaux d’entretien présentés par EDF.

"Un travail légitime fait par le gouvernement"

"Non", a répondu Emmanuel Macron à la question de savoir si les retards pris dans certains chantiers par le groupe en cours de renationalisation constituaient un échec. "D’abord, je veux essayer de clarifier les choses : pas de panique ! , a-t-il poursuivi. Il y a un travail qui est fait, qui est légitime, par le gouvernement pour préparer un cas extrême, qui est en effet la nécessité de couper l’électricité pendant quelques heures dans la journée si on venait à en manquer". 

"Préparer les scénarios"

Pour le Président, "c’est normal que le gouvernement prépare un cas extrême parce que les dernières années nous l’ont montré, parfois l’impensable arrive… et donc c’est la responsabilité du gouvernement, en lien avec tous les acteurs compétents, de préparer ces scénarios pour permettre que le pays ne soit pas en désordre complet".

Respecter le plan de sobriété énergétique

Si RTE, le gestionnaire des lignes à haute tension françaises, a pointé le mois dernier un "risque accru" de coupures d’électricité en janvier, Emmanuel Macron a assuré que ce scénario, qu’il a qualifié de "fictif", n’a rien d’inéluctable. "Si tous ensemble, nous tenons le plan de sobriété qui a été présenté par le gouvernement […], c’est-à-dire de réduire d’environ 10 % par rapport à notre consommation habituelle, […] si on fait tous un peu attention et si à côté de ça, EDF continue le travail, alors oui, nous pourrons passer, même avec des mois de décembre et de janvier froids, cette période", a-t-il insisté.

Centre Presse Aveyron
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (3)
camera Il y a 1 mois Le 04/12/2022 à 16:49

Si c'est un cas extrême, alors pourquoi, on vous demande pourquoi, vous en parlez depuis des lustres ?
Pour continuer à effrayer la population ?

Altair12 Il y a 1 mois Le 04/12/2022 à 09:51

Les gouvernements Hollande (dont faisait partie le président actuel) et Macron ont composé avec les écolos par arrivisme au mépris de toute intelligence et réalité ; ils ont sabordé notre fleuron technologique et négocié en dépit de tout bon sens les prix de l'énergie avec l'UE ; les résultats sont là ! ! !
En outre Macron avait promis en juin qu'il n'y aurait pas de coupures d'électricité ; les Français jugeront et peut-être que cette fois ils auront compris ; sinon c'est à désespérer !

LeCitoyen Il y a 1 mois Le 04/12/2022 à 09:13

Les centrales atomiques n'ont pas été entrenues, beaucoup sont à l'arrêt, on manque de soudeurs spécialisés tellement on a délaissé l'entretien.
Nous demander de gérer la situation en consommant moins, c'est retourner la charge sur le consommateur, alors que la faute revient à l'état. Quand on demande au comptable comment faire des économies, il ne faut pas s'étonner qu'il soit allé trop loin dans les restrictions budgétaires ...