Football : à l’est de l'Aveyron, du renouveau et presque vingt ans de mariage pour l'entente Saint-Laurent-d'Olt-La Canourgue

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  • L’équipe première de l’entente aveyronno-lozérienne, qui évolue en D2.
    L’équipe première de l’entente aveyronno-lozérienne, qui évolue en D2. Centre Presse Aveyron - Jean-Louis Bories
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Un village tout à l’est de l’Aveyron et l’autre côté Lozère. C’est la particularité de l’entente Saint-Laurent-d’Olt-La Canourgue, qui fêtera la saison prochaine sa 20e année de "mariage".

Août 2003. Saint-Laurent-d'Olt et La Canourgue, deux communes séparées de sept petits kilomètres, mais chacune d’un côté de la "frontière", unissent leur destin. "Avec Saint-Laurent, c’était un mariage de cœur et de raison", se remémore Sylvain Fabre, ancien entraîneur de la formation qui a remporté la coupe de l’Aveyron en 2018 et désormais coprésident avec Nathalie Lemontzis.

Retrouver la D1

Une union qui a, depuis, amené beaucoup d’émotions aux jaune et bleu. Après s’être construit, petit à petit, et gravi les échelons, un à un, du côté aveyronnais, avec comme point d’orgue, deux montées en ligue, en terminant champion d’Excellence en 2011 et 2015, ainsi qu’un sacre à Paul-Lignon un soir de 10 mai 2018.

Si aujourd’hui, l’entente évolue dans l’antichambre de l’élite départementale, elle n’en a pas moins perdu ses ambitions de retour au premier plan. Les générations passent, mais les fidèles sont toujours là, à l’image des frères Fabre. Suite au départ de l’emblématique président Juin et de sa femme (changement de région), il a fallu prendre le relais pour poursuivre l’œuvre et restructurer le club aux 200 licenciés et environ 20 dirigeants.

"Avec Nathalie et mon frère Marien, qui est désormais trésorier, nous étions déjà dirigeants et donc prêts pour prendre le relais", rajoute le coprésident. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, les Canourguais ont vu les équipes lozériennes les rejoindre dans ce qui est désormais un championnat Aveyron-Lozère. Se trouvant au milieu du carrefour de navigation entre une majorité des clubs.

"Le 10 mai est devenu jour férié"

Sportivement, les joueurs du nouveau coach Valéry Hien ont l’ambition de retrouver la D1, mais sans pression à court terme. "Nous nous donnons 2-3 ans pour retrouver l’élite. L’essentiel est de structurer à tous les niveaux. Le club vient de créer une équipe de moins de 15 ans, l’école de foot tourne bien. Le but est de structurer à la base. Ce n’est pas une tragédie de ne pas remonter tout de suite, nous avons le temps. Le groupe fanion a fait une très bonne entame, avant de prendre un coup de froid lors du derby contre Saint-Geniez (défaite 3-7). On a perdu une bataille, mais pas la guerre", lâche Sylvain Fabre toujours compétiteur.

Et si de nombreux footballeurs aveyronnais ayant effectué le déplacement au stade André Bancillon de Banassac sous la ferveur et les nombreux fumigènes de la "Cosa Manini", le kop local, se souviennent de ce déplacement si particulier en terre lozérienne, les supporters poursuivent quelques actions ponctuelles pour supporter les leurs.

"Nous avons toujours faim de titre. 2018 est une page glorieuse, mais nous voulons en écrire d’autres", conclut Sylvain Fabre. Rejoint par son frère, Marien, ancien gardien de l’équipe fanion : "Après la coupe, nous avons eu un contrecoup. Désormais, j’évolue logiquement avec la réserve et je dépanne en première quand il y a besoin. Le 10 mai est devenu jour férié chez nous avec apéro". Une vraie histoire de famille.

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Mickaël Nicolas
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