Le tri des biodéchets devient obligatoire en 2024 : l'exemple de l'Aveyron qui expérimente déjà les sacs orange

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  • Deux robots assurent le tri entre sacs noirs et sacs orange.
    Deux robots assurent le tri entre sacs noirs et sacs orange. Reproduction - Centre Presse Aveyron
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Dans les containers de sacs noirs, il est possible dans certaines communes du département de mettre des sacs orange contenant des biodéchets. Le tri est ensuite effectué par des robots à Arsac. Explications.

À Arsac, à la station de transit des déchets du Ruthénois, ce sont deux robots qui se chargent de faire le tri. De piocher les sacs orange, contenant des biodéchets, qui défilent au milieu des sacs noirs. C’est loin d’être parfait aujourd’hui. Mais ces robots sont appelés à améliorer leur performance au fil du temps, grâce à l’intelligence artificielle. Ils rejoindront l’unité Kéréa, à Viviez, qui traitera et valorisera les déchets de l’Aveyron, dont l’ouverture est programmée le 1er janvier 2025.

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Un mois après sa mise en service, un point d’étape a été effectué par le Sydom sur la mise en place de cette expérimentation. L’occasion également pour les élus des communes concernées, de venir observer comment cela se passe concrètement. Avec notamment cette installation du tri robotisé.

Des chiffres plutôt encourageants

Dans les communes concernées (Le Monastère, Sébazac, Sainte-Radegonde, Trémouilles, Pont-de-Salars, Prades-de-Salars et Flavin), il est demandé aux ménages de mettre les biodéchets dans des sacs orange. Des sacs qui doivent être jetés dans les containers de sacs noirs.

Après ce premier mois, s’il apparaît qu’il reste du chemin à parcourir, les chiffres sont "plutôt encourageants", comme le résume Florence Cayla, la présidente du Sydom. En sachant qu’il reste encore énormément de foyers qui ne sont pas équipés de ces fameux bioseaux et de leurs sacs orange. Pour remédier à cela, le Sydom doit pouvoir s’appuyer sur des élus qui, outre l’aspect environnemental, voient également là le moyen de peser sur la TGAP. La taxe générale sur les activités polluantes. Et il y a de la marge !

Préparer les habitants

En 2019, selon une étude, chaque habitant a jeté 84 kilos de déchets organiques et 13 kilos de gaspillage alimentaire dans la poubelle noire. C’est dire ! À Arsac, un composteur électromécanique permet, avec le contenu de ces sacs orange, de réaliser du compost dont la destination n’a pas encore été arrêtée. Quoi qu’il en soit, par ce biais-là, le Sydom essaie de gagner du temps. Car l’obligation du tri à la source des biodéchets entrera en vigueur le 1er janvier 2024. D’autres communes pourraient d’ailleurs intégrer ce dispositif double flux dans le courant de l’année prochaine. Il n’en demeure pas moins que l’un des plus gros leviers à activer pour l’efficacité du tri se trouve chez chacun des habitants. Et à voir ces poubelles noires dans lesquelles on trouve encore du verre, on se dit que c’est un combat de tous les jours que doit mener le Sydom pour mener à bien sa mission !

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Philippe Routhe
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