Aveyron et Hérault : des photos confirment la présence du loup en 2022 sur le Sud Larzac

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  • Après quelques incertitudes cet été, la présence du loup est confirmée.
    Après quelques incertitudes cet été, la présence du loup est confirmée. Illustration Centre Presse Aveyron - José A. Torres
Publié le , mis à jour

Des relevés photographiques confirment la présence du canidé.

La nouvelle devrait ravir les défenseurs du loup et être plus fraîchement accueillie par les partisans de la méthode forte face au grand prédateur. Quoi qu’il en soit, un loup a bien été observé il y a quelques semaines dans le secteur du Sud Larzac, du côté de Saint-Michel d’Alajou et de Sorbs, confirme-t-on du côté des services de l’Etat.

L’information surgit après une année 2022 marquée par de nombreux rebondissements sur un sujet toujours aussi clivant entre pro et anti.

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Une longue parenthèse

In fine, a minima, "un loup est présent", résume Luis de Sousa, chef d’unité forêt-chasse à la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer), tout en précisant que ces nouvelles observations visuelles sont postérieures aux protocoles de hurlements provoqués (on imite le loup à l’aide d’un plot de chantier), coordonnés par l’Office français de la biodiversité (OFB).

Réalisées cet été et début septembre dans plusieurs zones, ces opérations n’avaient pu mettre en évidence, sur le Larzac, la présence du loup. L’absence de réponse du Canis Lupus avait soulevé de logiques interrogations alors qu’une dépouille de louveteau avait été retrouvée en juillet, laissant à penser qu’un embryon de cellule familiale aurait pu être étouffé dans l’œuf.

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Des interrogations d’autant plus légitimes qu’aucun indice formel de présence du loup n’avait été relevé sur le plateau entre mi-juillet et le 9 octobre, une bien longue parenthèse.

Pour l’heure, "les dernières observations que l’on a pu faire par les pièges photos n’ont pas permis de relever des indices biologiques qui puissent être analysés. Il est trop tôt pour savoir si cet individu est l’un de ceux que l’on avait vus précédemment", mesure prudemment Luis de Sousa.

Une année 2022 riche d’actualité

Retour à la chronologie. Début 2022, des relevés photographiques témoignaient de la présence de deux loups sur le Larzac. Puis, un prélèvement autorisait l’identification génétique d’une femelle sur le Larzac.

Ensuite "on a trouvé un louveteau mort, identifié génétiquement comme issu de la louve en question". Puis les hurlements provoqués non rien donné, "mais la prospection des loups n’est pas une science exacte", Les indices photographiques ont suivi.

Et, fin 2022, des constats dommages ont été réalisés. Les investigations se poursuivent.

La réaction de l’Aspas

"On est très inquiet sur le devenir du couple de loups, et son éventuelle progéniture, qui avait été repéré au printemps et à l’été. On espère qu’il n’y a pas eu de braconnage" , commente Christian Perrenot.

Depuis l’Hérault, le délégué départemental de l’Association de protection des animaux sauvages élargit : "Plus globalement, dans les Alpes, on se rend compte qu’il y a de plus en plus de loups et de moins en moins d’attaques de brebis. Il semble que les éleveurs protègent mieux qu’auparavant. La présence du loup est davantage prise en compte, on aimerait que cela évolue dans le même sens hors de l’arc alpin."

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Jérôme Mouillot
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