Mobilités : comment la Ruthénoise Alexia Dalbin met de la douceur dans les déplacements des Toulousains

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  • Alexia Dalbin, dans les locaux de Toulouse Métropole, dans le quartier de Marengo.
    Alexia Dalbin, dans les locaux de Toulouse Métropole, dans le quartier de Marengo. Reproduction - L’Aveyronnais
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Ingénieur à Toulouse Métropole, responsable de la stratégie mobilités, Alexia Dalbin accompagne les élus dans l’élaboration des politiques de déplacements. Des enjeux qui la passionnent autant qu’ils la motivent.

"J’ai toujours aimé l’agriculture, l’agronomie et l’environnement." Née en 1984 à Rodez, écolière à Saint-Félix puis collégienne à Jean-Moulin, c’est d’ailleurs un bac Sciences et technologies de l’agronomie et de l’environnement (STAE) qu’Alexia Dalbin décroche en 2002, l’année de ses 18 ans, au lycée La Roque d’Onet-le-Château.

"Elargir mon champs de compétences"

Elle poursuit par un BTSA Aménagements paysagers puis une licence Aménagement et développement territorial au lycée Fonlabour d’Albi avant de partir à l’université de Pau et des Pays de l’Adour où elle obtient successivement son Master 1 (Sociétés, aménagement, territoires) et son Master 2 (Ingénierie de projet, politiques locales et TIC).

"À ce moment-là, j’ai souhaité élargir le champ de mes compétences", précise la Ruthénoise, qui a alors 23 ans. Elle effectue son stage de fin d’études, de mai à octobre 2007, à la Ville de Toulouse, après être passée par le Tarn et l’Aveyron, et se spécialise alors dans le transport et la mobilité douce. Elle effectuera en suivant un remplacement au sein de la Communauté d’agglomération du Grand Toulouse (aujourd’hui Toulouse Métropole) puis enchaînera les CDD en tant qu’ingénieur contractuel de 2007 à 2012.

Titularisée en 2012 et nommée ingénieur principal en 2021

"En 2012, à Bordeaux, j’ai passé le concours pour devenir titulaire. On était près de 800 pour 21 postes", insiste-t-elle. Concours qu’elle décroche brillamment, ce qui lui permet enfin de signer un CDI. Elle est même, depuis 2021, ingénieur principal, responsable de la stratégie mobilités pour Toulouse Métropole.

"J’aide les élus à décider de leur politique de mobilité. Je réalise le montage économique, juridique, administratif…", détaille Alexia Dalbin. Proposer une alternative à la voiture particulière, en favorisant l’autopartage, le covoiturage et bien sûr les transports collectifs ou encore le vélo, organiser l’implantation de bornes électriques, et surtout faciliter l’accès à tous ces services pour les usagers, font partie des attributions de la jeune Ruthénoise.

"L’idée, c’est de faire coïncider les déplacements, dans le contexte économique de hausse des carburants, avec les enjeux de qualité de l’air et environnementaux" , précise l’ingénieur qui, depuis deux ans, se concentre sur la mobilité électrique.

"Pour les prochaines années, insiste-t-elle, l’enjeu est d’inciter les gens à se déplacer autrement. Il faut en finir avec les personnes seules dans leurs voitures." Et Alexia Dalbin a pour mission de les accompagner dans cette transition.

"Tout ça est en train de se construire", reconnaît-elle. Un vaste chantier : "Il faut être motivée, appuie l’Aveyronnaise. Mais j’adore mon métier !"

Le pédibus a séduit enfants et parents.
Le pédibus a séduit enfants et parents. Reproduction - L'Aveyronnais

Le pédibus, éducatif et écologique

Maman de deux garçons (Léandre, 8 ans et Marceau, 5 ans), Alexia Dalbin met en pratique au quotidien ce qu’elle applique dans son travail d’ingénieur à Toulouse Métropole. Depuis L’Union où elle habite avec son mari (lui aussi Aveyronnais) et leurs fils, elle se rend ainsi tous les jours au travail, à Marengo, en bus et métro.

Toute la famille favorise d’ailleurs le vélo ou la trottinette pour ses déplacements. Et l’Aveyronnaise a même mis en place, avec l’école Borde-d’Olivier, un pédibus. Une espèce de ramassage scolaire à pied pour les enfants, encadré par les parents. "On a même un projet de vélobus, sur le même principe, pour les élèves à partir du CE2, au printemps prochain", indique-t-elle. "C’est ludique, écologique et ça éduque à la sécurité routière", se réjouit Alexia.

"Mon fils aîné est d’ailleurs très sensibilisé au sujet. Il n’hésite pas à interpeller gentiment les automobilistes garés sur les arrêts de bus en leur rappelant que ça peut leur coûter une contravention de 135 €", sourit-elle.

Telle mère, tel fils…

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Emmanuel Pons
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