Football : sans efficacité, difficile de s’imposer pour Rodez

  • Loris Mouyokolo n’a pas réussi à marquer de la tête lors de l’ultime coup-franc contre Niort.
    Loris Mouyokolo n’a pas réussi à marquer de la tête lors de l’ultime coup-franc contre Niort. Centre Presse - Jean-Louis Bories
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Mardi soir, sur la pelouse de Paul-Lignon, Rodez n’a pas réussi à faire mieux qu’un match nul contre Niort, qui était alors avant-dernier de Ligue 2. Un match, lors duquel il aurait pu espérer un meilleur résultat, avec un peu plus de réussite et d’efficacité.

Onze tirs, un but. Cette statistique reflète bien les difficultés ruthénoises, mardi soir, pour tromper le gardien adverse, Mathieu Michel. S’il n’a « que » 19 points au classement et pas 21, à la veille d’affronter Laval, son déchet offensif face à Niort est loin d’y être étranger. "Il y avait vraiment la place pour marquer dans certaines zones. Il y avait beaucoup de frustration sur le terrain à la fin. Ils (ses joueurs) se sont trop énervés contre l’arbitre. Mais ce n’est pas lui qui a raté les occasions de but", a tenu à rappeler Didier Santini, en conférence de presse, juste après la rencontre.

En se refaisant le film du match, hier, le coach ruthénois a dû avoir quelques maux de tête. Et ce, dès la sixième minute du replay, en voyant le manqué de la tête de son numéro 12, Killian Corredor, sur un super corner de Bradley Danger. Et ses regrets n’ont pas dû s’estomper, jusqu’à la 62e minute, lorsque Lorenzo Rajot a sauvé sa prestation particulièrement compliquée, par un beau but, petit filet, faisant suite à un contrôle de la cuisse. Mais outre cette action, les Ruthénois n’ont vraiment pas été adroits, à l’image d’Andy Pembélé, qui aurait pu inscrire le but de l’année, sur une passe décisive assez folle du gardien Lionel Mpasi, s’il avait tenté la frappe du droit, ou de Loris Mouyokolo, qui a, lui, vu sa tête stoppée par le portier dans les arrêts de jeu (voir photo). "Le gardien adverse a aussi fait son job sur ce match. Comme à Monaco", relève le technicien. Des parades, qui ne feront, en revanche, pas oublier le manque de justesse dans le dernier geste des sang et or, mardi.

Des problèmes sur la dernière passe et la prise de décision

Mais pour l’entraîneur rouergat, pas question de ne remettre la faute uniquement sur ses attaquants de pointe, Killian Corredor, et Clément Depres, ni même sur les entrants, Joseph Mendes et Andy Pembélé. "On a eu beaucoup de situations sur des centres, mais on n’a pas fait les bons choix. Il faut continuer à travailler la dernière passe et la prise de décision. Je repense à une situation en deuxième mi-temps, lors de laquelle Marvin (Senaya) a voulu à tout prix donner le ballon, alors qu’il était seul et qu’il pouvait frapper… On a touché 26 ballons (pour six tirs) dans la surface, mais ça n’a pas suffi", a noté Didier Santini, encore circonspect de cette statistique.

Demain, contre Laval, le scénario pourrait être similaire sur ce plan-là, puisque la formation mayennaise a pour habitude de beaucoup laisser entrer, et surtout frapper, ses adversaires dans la surface. Pour preuve, depuis la reprise, le 26 décembre, les hommes d’Olivier Frapolli ont concédé 22 frappes depuis l’intérieur de la zone de réparation, contre 10 pour le Raf. Il y a, donc, fort à parier que les Ruthénois auront des occasions. Gare à ne pas les gâcher, cette fois.

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