À Toulouse, le Druellois Étienne Dordain fait rimer électrique avec aéronautique

Abonnés
  • Comme beaucoup d’Aveyronnais éloignés de leur département, Étienne Dordain revendique  ses origines et les valeurs de son "pays".
    Comme beaucoup d’Aveyronnais éloignés de leur département, Étienne Dordain revendique ses origines et les valeurs de son "pays". Reproduction L’Aveyronnais
Publié le

Spécialiste des systèmes électriques, fort d’une quinzaine d’années d’expérience au sein d’Arial Industries, sous-traitant dans le secteur de l’aéronautique, Étienne Dordain a, depuis peu, intégré les équipes d’Airbus à Toulouse, où il travaille notamment sur les avions A350 et A330.

Il aurait pu connaître une carrière de gymnaste de haut niveau. Mais une blessure au coude droit, à l’âge de 17 ans, en a décidé autrement. Étienne Dordain, né à Rodez en 1984, a grandi dans le vieux Druelle, où sa mère habite encore. Élève de l’école du village puis du collège Jean-Moulin à Rodez, il passe (en deux fois) son bac STI Génie mécanique au lycée Monteil en 2003. Il faut dire qu’à l’époque, la gymnastique, qu’il pratique depuis l’âge de 4 ans, le sollicite beaucoup, à raison de 11 heures hebdomadaires. Il enchaîne par un BTS en conception de produits industriels, obtenu en 2006. En parallèle de ses études, comme beaucoup de jeunes Aveyronnais, il multiplie les jobs d’été, à la RAGT ou chez Gabriel Coulet à Sébazac. "Je n’avais pas vraiment d’orientation, avoue-t-il. Le but, ça n’était pas forcément de continuer."

Un début de carrière dans l’aéronautique, à Toulouse

Il fait alors un peu d’intérim à l’usine Bosch d’Onet-le-Château avec l’objectif de mettre de l’argent de côté afin d’aller s’installer à Toulouse. Ville où il arrive en octobre 2007 et où il commence à chercher du travail.

Il intègre alors Arial Industries, sous-traitant pour le secteur aéronautique.

Designer en installation électrique, il travaille sur l’Airbus A350, projet pour lequel il est envoyé en mission, durant six mois à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). De retour à Toulouse, il assure le support technique "manufacturing engineering", toujours pour l’A350. Fort déjà d’une belle expérience dans l’aéronautique, il met aussi son expertise au service du secteur automobile, via la société Safran, et collabore, durant deux ans, au câblage monobloc des prototypes hybrides du constructeur Renault. Ce qui l’amène notamment à se rendre en Turquie pour la réception technique.

À l’aube de ses 40 ans, Étienne Dordain a choisi, il y a quelques mois, que quitter Arial Industries pour rejoindre la société Airbus. "Quand on est dans la sous-traitance, plus on avance en âge, plus on a de gros salaires, souligne-t-il. Alors que les jeunes qui débutent peuvent travailler pour moins cher. Du coup, c’est plus risqué de rester."

"C’est la concrétisation de 15 années d’expérience, d’adaptabilité", appuie-t-il.

Racines aveyronnaises

Au sein d’Airbus, dans son bureau de Saint-Martin-du-Touch, à Toulouse, il est chargé du suivi de l’installation électrique sur les parties françaises du programme LR A330 et du support sur l’ULR A350.

Installé avec sa femme Alexia – elle aussi Aveyronnaise – et leurs deux jeunes garçons – Léandre et Marceau, 8 et 5 ans – à L’Union, dans la proche banlieue toulousaine, Étienne Dordain reste très proche de son département natal où il se plaît à revenir dès qu’il le peut. "Nos enfants passent toujours la moitié des vacances chez leurs grands-parents en Aveyron, précise-t-il. C’est important de leur rappeler leurs racines." Ce lien que tous les Aveyronnais, qu’ils habitent au bout du monde ou dans un département voisin, aiment cultiver.

Le sport, toujours et un défi à venir

Privé de gymnastique à la suite d’une blessure, Étienne Dordain est cependant resté très sportif. "J’ai fait 16 ans de trampoline à haut niveau mais j’ai dû arrêter après un accident de scooter. J’ai aussi pratiqué la boxe anglaise, le football américain", précise-t-il.
"Et je me suis lancé un challenge, dévoile-t-il. Avec ma famille en Aveyron, mes oncles, tantes et cousins, nous nous préparons à courir la Trans Aubrac, en relais, fin avril. C’est moi qui prendrai le premier relais de 22,5 km avec un dénivelé positif de 500 m." Une épreuve composée de quatre étapes pour une distance totale de 105 km. "Je me mets à courir régulièrement pour travailler mon endurance", dit-il. Un sacré défi !

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
1€/mois
Emmanuel Pons
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?