Christian Braley : "L’hydrogène, c’est l’avenir"

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  • Christian Braley (à gauche) en compagnie d’un membre et de  la présidente de l’association.
    Christian Braley (à gauche) en compagnie d’un membre et de la présidente de l’association.
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Pour sa première conférence de l’année, Itinéraires Découvertes recevait Christian Braley à la Doline, mercredi 11 janvier.

Bien connu des Aveyronnais et bien au-delà, Christian Braley revendique ses racines paysannes. "Je suis né dans une famille modeste sur une petite exploitation de 30 ha". À 13 ans, il quitte l’école avec le certificat d’études. En voyant des notables, il se disait " ça donne envie d’accéder à un rang supérieur". Alors, il se met à la tâche en faisant de petits boulots : aidant familial, ramassage du lait dans une estafette et aide aux travaux de laiterie, ramassage du courrier, achat et vente de paille.

Les camions sont son "dada". Malgré ses maigres moyens, il achète un camion.

Il anticipe les besoins de transport. Il fait le ramassage du grain sous la batteuse, à Arles. Comme ça marche bien, il achète un camion multibennes et deux bennes amovibles (il en possède aujourd’hui 3 600 !).

C’est ensuite le ramassage du raisin de Listel, des tomates, du riz, du maïs… Il peut, à présent, embaucher pour s’agrandir. Tout à ses transports divers, il réalise que bien des choses qu’il transporte génèrent des déchets qui sont jetés. Il récupère donc des denrées que les gens paient pour évacuer. Lui va les recycler : aliments pour les animaux avec les tomates, moyen de chauffage avec les coques de noisettes et de noix, litière pour chat et sablage pour les Monuments historiques avec les rafles de maïs, récupération de chutes de bois transformés en sciure copeaux, déchets verts, broyés, ils se transforment en compost… Il tire parti de tout. "Tout peut se transformer", affirme-t-il.

Il est précurseur dans le photovoltaïque. "On capte le soleil et on fait de l’électricité, et le soleil est gratuit !".

Mais Christian Braley ne s’arrête jamais ! L’hydrogène est une énergie d’avenir. Il y croit. Il se documente, il travaille avec le centre atomique de Grenoble. EDF le contacte pour un projet européen. 15 stations voient le jour en Europe dont 2 en France (celle de Christian Braley en fait partie). "C’est tellement novateur", exprime-t-il.

Malgré les difficultés, la station ouvrira en mars 2023. Pour l’instant une dizaine de véhicules roulent à l’hydrogène.

Mais les véhicules sont très chers et les piles à combustible sont chères et ne sont pas encore faites en série. "L’hydrogène, c’est l’avenir. On a l’énergie tout de suite. Ça va se démocratiser. Ce sera comme le téléphone ou la télé. Quand ça va partir, ça va exploser ! La technique existe. Ne manque que la volonté politique…".

Ce cerveau en ébullition qu’est Christian Braley terminait sa conférence par ces mots qui le définissent si bien : "Si on n’essaye pas dans la vie on n’avance pas. Je crois en Dieu, je crois aux hommes. Il faut être ambitieux". Accéder à un rang supérieur… il faut admettre qu’il y a réussi, à force de travail, d’intelligence, d’humanité et de modestie.

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