Mobilités et transports : RN 88, train, la Région ouvre des pistes en Aveyron

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  • Après l’ouverture de l’axe en direction du Tarn en mai 2022, les travaux pourraient commencer en 2028 sur le tronçon Rodez-Sévérac.
    Après l’ouverture de l’axe en direction du Tarn en mai 2022, les travaux pourraient commencer en 2028 sur le tronçon Rodez-Sévérac. Centre Presse Aveyron - José A. Torres
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En visite ce lundi dans l’Aveyron, le vice-président en charge des mobilités à la Région a échangé avec une quinzaine d’élus autour des thématiques d’actualité. L’occasion d’évoquer le financement de la RN 88 ou l’avenir du train dans l’Aveyron.

La déclinaison aveyronnaise des rencontres entre Région et élus locaux autour des mobilités et des transports s’est tenue ce lundi 23 janvier 2023 sous l’égide du vice-président Jean-Luc Gibelin.

En marge de ses échanges avec une quinzaine de représentants de collectivités aveyronnaises, il s’est exprimé sur plusieurs dossiers structurants, porteurs d’attractivité autant que de désenclavement, pour le territoire.

"Nous travaillons sur la réouverture de la ligne Rodez-Sévérac"

À commencer par le train. "Nous travaillons à la réouverture sur Rodez-Sévérac, ce n’est quand même pas rien. Cependant suite à la décision unilatérale de l’état en 2017 de suspendre les circulations, il faut refaire comme s’il s’agissait d’une création de ligne", a-t-il expliqué.

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Un fastidieux travail qui, une fois mené, devrait permettre à la Région de "viser une réouverture en 2026-2027" après un investissement "d’une centaine de millions d’euros probablement".

Dans le cadre d’une convention avec la SNCF, "il est prévu des améliorations de la desserte sur l’ensemble de la région. Ça sera aussi le cas dans l’Aveyron avec une amélioration de l’offre, une augmentation de l’offre, une amélioration de la desserte. Les périodes sur lesquelles il y aura cette amélioration ne sont pas aujourd’hui complètement calées, ce sera probablement pour 2025-2026", affirme Jean-Luc Gibelin.

Le vice-président a par ailleurs évoqué la montée en puissance de la Région concernant les Pôles d’échange multimodaux, dont l’un concernera Sévérac-d’Aveyron. Ces futurs PEM proposeront des interconnexions entre train, cars interurbains, bus urbains, services de covoiturage, voies cyclables ou "marchables".

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RN 88 : la Région favorable à un "partenariat équilibré"

Concernant la RN 88 et plus précisément le tronçon entre Rodez et Sévérac-d’Aveyron, le Département sera aux commandes sur la mise à deux fois deux voies de cette quarantaine de kilomètres. Un chantier évalué à 296 M€ et pour lequel le Département entend proposer le montage financier suivant : 146 M€ pour l’État (50 %), 73 M€ pour la Région (25 %), les 73 M€ restants pour le Département (25 %).

"Nous avons noté que le Département avait fait la demande en disant qu’il était prêt à financer. Nous en prenons acte et nous regarderons ce qu’il va faire. La Région sera évidemment aux côtés des collectivités qui le souhaiteront dans un partenariat équilibré. Nous avons devant nous huit mois pour rédiger avec l’État ce qui nous sera transféré. Le préfet de Région va avoir une feuille de route de la part du ministère pour le volet mobilité des Contrats plans état régions et donc nous saurons ce que l’État met sur la table. Lorsque nous verrons plus clair, nous pourrons continuer les discussions avec les collectivités".

Si la Région s’engage à participer de manière équilibrée avec le Département, comme elle l’a fait jusqu’alors en la matière, la question centrale reste celle de la participation de l’État. Qui a, peut-être, envoyé dernièrement un signal inquiétant en se désengageant de "ses" routes nationales ?

Transport scolaire : les élus s’interrogent

L’Aveyron fait partie des trois derniers départements de la Région dans lesquels les communes doivent participer financièrement au transport scolaire. À des hauteurs variables, mais pour une conséquente dont elles se passeraient bien.Ils s’en sont ouverts au représentant de la Région ce lundi à Rodez, à l’image de Jean-Marc Calvet, maire de Rignac et président de l’Association des maires de l’Aveyron : "On pourrait peut-être mettre un terme à cette contribution ? En tout cas nous espérons ne plus contribuer en 2023", a-t-il expliqué. Dans sa réponse, le représentant de la Région a mis en avant les "particularités" départementales : 67 % des services sont effectués localement par des véhicules de moins de neuf places contre 17 % à l’échelle de la Région. Avec, de ce fait, un coût supérieur. De plus chaque arrêt aveyronnais est fréquenté en moyenne par quatre enfants contre huit en Région. "Il y a une contribution parce que le service est bien supérieur par rapport au reste de la Région", a expliqué Jean-Franck Cornac, directeur mobilités et proximité, citant l’exemple de l’Ariège où le Département a été contraint de supprimer de nombreux points d’arrêt.L’instance s’est cependant dite ouverte à des réunions avec les collectivités qui souhaiteraient passer des conventions avec elle sur ce sujet.
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Xavier Buisson
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