Vous portez des lunettes ou des lentilles de contact : sous quelles conditions les orthoptistes peuvent désormais les prescrire ?

  • Les orthoptistes sont désormais habilités à prescrire en accès direct des lunettes et des lentilles de correction. Ils peuvent réaliser un bilan visuel et une prescription.
    Les orthoptistes sont désormais habilités à prescrire en accès direct des lunettes et des lentilles de correction. Ils peuvent réaliser un bilan visuel et une prescription. Illustration Centre Presse Aveyron
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Depuis ce mercredi 1er février, les patients âgés de 16 à 42 ans peuvent consulter un orthoptiste pour une première prescription de verres correcteurs. 

 

Face aux très longs délais pour obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmo, il est désormais possible de se faire prescrire des lunettes ou des lentilles de contact chez un orthoptiste, mais sous conditions. Cette mesure pourrait faciliter la vie des Français qui ont en besoin. Mais sous quelles conditions ?

Quel est l'objectif ?

L'objectif est de réduire les délais d'attente. En effet, obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmologiste peut prendre plusieurs mois.

Jusqu'ici, les orthoptistes, professionnels paramédicaux, se limitaient au renouvellement de certaines corrections. Mais depuis un décret du 27 avril 2022, ils peuvent prescrire des lunettes de vues.

Par ailleurs, ils peuvent également renouveler leurs propres ordonnances datant de moins de deux ans et portant sur les corrections visuelles de leurs patients. Au-delà de ce délai de deux ans, seul un ophtalmologue peut effectuer ce renouvellement.

Qui peut bénéficier de cette mesure ?

Seuls les patients qui n'ont jamais consulté pour des problèmes de vue et qui ne présentent pas de pathologies graves peuvent aller voir un orthoptiste pour se faire prescrire des lunettes ou des lentilles.

Les patients doivent avoir entre 16 et 42 ans.

Quelles sont les contre-indications ?

- Les troubles de réfraction associés à une pathologie ophtalmologique (glaucome, hypertension intraoculaire isolée, pathologies vitréenne et/ou rétinienne, etc) ;

- Les troubles de réfraction associés à une pathologie générale (diabète, maladies auto-immunes, etc) ;

- Les troubles de réfraction associés à la prise de médicaments au long cours pouvant entraîner des complications oculaires (corticoïdes, antipaludéens de synthèse, etc).

La liste est à retrouver en intégralité dans l’arrêté.

Il est aussi rappelé qu’“en cas de doute sur une situation ou une pathologie non prévue par le présent arrêté, l'orthoptiste réoriente son patient vers le médecin ophtalmologiste”.

Qu'en est-il du remboursement ?

Pour ce qui est du remboursement, une prescription orthoptique a la même valeur qu’une ordonnance médicale et bénéficie du même taux de remboursement.

Hervé Garric
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