Madeleine Vigroux, centenaire toujours plongée dans l’art

  • Tous unis autour de Madeleine, la maman, la mamie, la mémé.
    Tous unis autour de Madeleine, la maman, la mamie, la mémé.
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La veuve de Paul Vigroux a célébré ses 100 ans avec une partie de sa famille non loin de sa maison achetée par ses parents dans les années 1930. Elle y vit toujours.

"Quand je suis née, j’étais si chétive que le docteur a dit à mes parents que je ne vivrai pas", a raconté Madeleine Vigroux le jour de son centième anniversaire, qu’elle vient de célébrer avec une partie de sa famille dans un restaurant de Millau.

Madeleine Michel Lacas est née le 29 janvier 1923, rue de Strasbourg. En 1942, elle rencontre Paul Vigroux, de deux ans son aîné. "C’était au parc de la Victoire. Il était assis sur un banc avec un copain et moi sur le banc d’en face avec une cousine. Il m’a fait porter un petit mot par un gamin qui jouait dans le parc nous invitant à les rejoindre", se souvient Madeleine. Commence alors une histoire d’amour romantique ponctuée de mots doux cachés sous les bancs de l’église ou déposés sur le balcon.

Goûtant peu le faste et les paillettes

À l’époque, Madeleine se dirige vers l’enseignement et Paul Vigroux fait ses études aux Beaux-Arts de Lyon. Le couple se marie en janvier 1945 et aura quatre filles : Geneviève en 1945, Dominique en 1946, Hélène en 1949 et Christine en 1955, qui leur donneront huit petits-enfants et douze arrière-petits-enfants.

Inséparables, Madeleine et Paul Vigroux vont vivre à Lyon puis à Paris où Paul exposera au Musée d’art moderne en 1961 et obtiendra le prix de la critique en 1963, après quoi l’État lui achètera trois toiles. Goûtant peu le faste et les paillettes parisiens, l’artiste-peintre préférera retrouver l’authenticité de son causse natal. De retour à Millau, le couple Vigroux mènera une vie sociale, culturelle et artistique riche, participant à des expositions et se réunissant régulièrement avec des amis artistes.

Paul Vigroux est décédé en août 1985. Madeleine Vigroux vit toujours dans leur maison de la rue Alfred-Guibert, da"ns le centre-ville de Millau. Demeure que ses parents avaient achetée dans les années 1930, qui a été occupée par les Allemands pendant la Seconde guerre mondiale et dans laquelle elle vit avec une de ses filles, entourée des peintures et tapisseries de son époux.

Midi Libre
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