Loic Yviquel, co-fondateur de So good, "Entreprendre ce n’est pas seulement avoir la bonne idée, c’est aussi l’avoir au bon moment."

  • Loic Yviquel, co-fondateur de So good,  "Entreprendre ce n’est pas seulement avoir la bonne idée, c’est aussi l’avoir au bon moment."
    Loic Yviquel, co-fondateur de So good, "Entreprendre ce n’est pas seulement avoir la bonne idée, c’est aussi l’avoir au bon moment."
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Lancé en 2020 juste avant le premier confinement, So good (magazine trimestriel et plateforme de podcast à date) propose, via la plateforme de crowdequity Lita, de devenir actionnaires de l’entreprise pour ambitionner de devenir le 1er groupe média engagé. Un schéma de financement inédit que nous raconte Loic Yviquel, co-fondateur de la marque.

"On veut grandir. Pas pour devenir une licorne, mais pour être un très beau poney." Pour Loic Yviquel, co-fondateur de So good, pas question de verser des millions d’euros de dividende ou de tirer des plans sur la comète. "On n’essaie pas de vendre du rêve mais simplement du positif. Devenir un poney, c’est être réaliste." C’est dans cette optique qu’en 2020, Loic Yviquel, alors dirigeant de la plateforme de crowdfunding Ulule, cherche à lancer un magazine mensuel regroupant des personnes souhaitant partager une vision positive du monde. Une idée qui séduit notamment Franck Annese, patron de SoPress, une société d'édition de presse indépendante membre de La French Touch. Ensemble, ils décident de lancer So good, un magazine différent de ceux qu'on trouve habituellement dans les kiosques, que ce soit au niveau des sujets abordés, des articles rédigés ou encore de son système de financement. "Nous ne voulions pas de pub dans notre média", poursuit l’ancien dirigeant d’Ulule. "Et nous avons tout de même réussi à embarquer dans notre projet une vingtaine de marques, ainsi que leurs communautés qui partagent notre vision des choses."

Un magazine financé par ses lecteurs

Le 7 mars 2020, So good lance une campagne de crowdfunding, sept jours avant l’annonce du premier confinement. C’est un succès pour le magazine. "Je pense que ça a explosé, parce que c’était le bon timing. Entreprendre ce n’est pas seulement avoir la bonne idée, c’est aussi l’avoir au bon moment." Une réussite qui s’explique également par les fortes communautés que possèdent la start-up et ses partenaires. En effet, sur les plus de trois millions de membres, 15 000 ont souscrit à un abonnement à So good, avant que le mensuel ne se vende à 40 000 exemplaires en kiosque, "sans que les gares ni les aéroports ne soient ouverts", précise Loic Yviquel.

Le succès est tel que l'entrepreneur fait le choix de quitter Ulule, pour devenir patron de presse du mensuel. Pour continuer dans cette voie-là, le magazine poursuit son chemin sur une nouvelle plateforme de crowdfunding, Lita, spécialisée dans le domaine des capitaux propres, pour lever des fonds. Une évolution pour l’entreprise mais aussi pour ses lecteurs, qui peuvent, en plus de s’abonner, devenir actionnaires de l’entreprise. "Je ne crois pas que ce soit avec les dividendes qu’ils vont devenirs milliardaires, s’amuse Loic Yviquel. Mais ils ont la conviction d’investir dans un projet qui a du sens. Ils ont envie d’entendre, voir et lire des articles résolument positifs."

"Devenir le premier média engagé"

Le co-fondateur ne souhaite pas en rester-là. Au-delà du format écrit, il désire également développer la marque So good. En effet, si cette dernière était déjà présente avec plusieurs podcasts depuis 2021, elle a tout fraichement débarqué sur les ondes. "Il y a six mois, l’Arcom (Autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique), ancien CSA, nous a proposé de lancer une fréquence radio et on s’est dit que ça pouvait être drôle." Avec ce nouveau format, Loic Yviquel décide de faire de So good "le premier groupe média engagé." Pour venir compléter le magazine et la radio, l’entreprise va également lancer son propre festival à Marseille, toujours autour des personnes qui désirent changer le monde de façon positive. "Nous souhaitons réellement impacter l'environnement et le social, poursuit le co-fondateur. Entre la mer et les quartiers, la cité phocéenne incarne cette philosophie. Sa folie nous correspond bien."

Pour devenir le premier média engagé, Loic Yviquel et ses associés décident de se focaliser sur deux axes afin d’obtenir des revenus. D’une part, grâce à une dizaine de business angels "qui mettent chacun un petit ticket de 50 000 euros" et d’autre part, avec tous les abonnés, devenus actionnaires par le biais de la plateforme Lita. "Ils peuvent devenir propriétaires de l’entreprise à partir de 100 euros d’investissement. Aujourd’hui, ils sont un peu plus de 300 000 à l’avoir fait." Cette stratégie a permis à So good de dépasser les 600 000 euros de levée sur la plateforme, fixés par les fondateurs, et d’atteindre plus de 800 000 d’euros de revenus, avant la fin du tour de table fin février 2023. "Cette somme va servir à nous développer et organiser un beau festival. Même si l’on doit perdre un peu d’argent la première année, cela fait partie du jeu !" L’entrepreneur et ses partenaires ont pour ambition de devenir profitables d’ici 2025 avec le festival.

Cet article a été publié initialement sur Big Média Loic Yviquel, co-fondateur de So good, "Entreprendre ce n’est pas seulement avoir la bonne idée, c’est aussi l’avoir au bon moment."
BPI France
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