À Paris, Richard Recoules et Joffrey Bony, sous une bonne étoile, celle de Montmartre

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  • Tout en gardant, pour la sixième année, la gérance du Bistrot du coin, dans le 12e arrondissement, Richard Recoules (à droite) a décidé de prendre une deuxième affaire parisienne, l’étoile de Montmartre. Toujours avec son fidèle associé, le Toulousain Vincent Laborie, mais en embarquant également dans l’aventure l’Aveyronnais Joffrey Bony.
    Tout en gardant, pour la sixième année, la gérance du Bistrot du coin, dans le 12e arrondissement, Richard Recoules (à droite) a décidé de prendre une deuxième affaire parisienne, l’étoile de Montmartre. Toujours avec son fidèle associé, le Toulousain Vincent Laborie, mais en embarquant également dans l’aventure l’Aveyronnais Joffrey Bony. L'Aveyronnais - Rui Dos Santos
Publié le , mis à jour

Après Le Bistrot du Coin, dans le 12e arrondissement, le Bozoulais de 34 ans a pris une deuxième affaire à Paris, au pied de la célèbre butte. Une aventure humaine dans laquelle il a embarqué le Lunelois âgé de 31 ans.

Il aurait pu faire carrière dans le rugby. Il a d’ailleurs porté le maillot frappé du coq, chez les moins de 18 ans, avec, notamment, Morgan Parra, Mathieu Bastareaud, Wesley Fofana ou encore Yoann Maestri. Il aurait pu choisir un parcours professionnel dans l’univers du commerce, par exemple, chez Kronenbourg, où il a effectué ses premières armes, avec un job intéressant et de belles garanties de progression.

"Une affaire historique qui parle aux gens"

Finalement, il a fait d’autres choix, préférant voler de ses propres ailes. Né à Rodez, en 1988, Richard Recoules a grandi à Bozouls. Passé par le pôle espoir rugby de Jolimont à Toulouse, ayant porté la tunique de Colomiers (Crabos, Reichel, et même seize minutes en ProD2 en 2008-2009), puis les couleurs de Rodez et d’Espalion, cet arrière ou demi d’ouverture a pris la gérance du Bistrot du coin, une brasserie de 120 places, dont 50 en terrasse, située dans le 12e, 73 rue Ledru-Rollin, à deux pas de la convoitée place de la Bastille.

Après cinq ans entièrement consacrés à cet établissement, Richard Recoules a décidé de "passer à la vitesse supérieure", prenant donc une deuxième affaire à la capitale.

"On a saisi une belle opportunité, mais c’était une suite assez logique, assure-t-il. Cela répondait à une envie de s’étendre, de voir autre chose". Le trentenaire bozoulais, papa d’un petit garçon qui soufflera sa deuxième bougie en juillet, parle de l’Etoile de Montmartre comme d’une "belle endormie". "C’est une affaire historique, qui parle aux gens, poursuit-il. Elle a du cachet, avec ses zouaves, ses grands miroirs, son parquet...". Il est intarissable sur le sujet : "Elle est très ancienne, datant du début du XXe siècle, et il n’était pas question de la dénaturer, on l’a juste épurée. On a voulu conserver son âme, garder la patine du temps, cette authenticité qui fait la beauté de cette adresse".

Avec des recettes de l’Aveyron

Du coup, le gros des travaux s’est porté sur la cuisine, où officie désormais le troisième Aveyronnais de la bande. Alors que le piano était entre les mains d’un expérimenté sexagénaire, parti à la retraite en janvier, le chef des fourneaux est aujourd’hui Loïc Tournemire. "Qui vit une magnifique et étonnante reconversion", lance Richard Recoules, visiblement sous le charme. Ancien… scénariste dans le cinéma, originaire de Nauviale, il a pris ce virage professionnel avec succès. Il propose, selon les propres termes de son patron, "une cuisine française, orientée un peu plus vers les recettes de l’Aveyron". Comme les farçous, arrosés de marcillac. Il sert également des plats classiques revisités, comme l’andouillette ou la poitrine confite.

Cet établissement, situé au carrefour des rues Duhesme, Mercadet et de la Font du But, à quelques marches de la station de métro Lamarck Caulaincourt, qui compte plus de cent places dont 40 en terrasse, et qui s’appuie sur onze salariés, régale « une clientèle très variée », composée des habitants du quartier, des salariés des bureaux voisins et aussi ,de beaucoup de touristes.

La basilique du Sacré-Cœur de Montmartre et la place du Tertre ne sont pas loin là-haut, tandis que les puces de Saint-Ouen démangent à deux pas. Richard Recoules a donc pris possession en mai 2022, avec toujours son inséparable compère Vincent Laborie ("Notre duo fonctionne bien, de manière très complémentaire", se réjouit le Bozoulais) mais, cette fois-ci, ils ont opté pour un ménage à trois, associant ainsi Joffrey Bony à cette installation au pied de la Butte. Né en juin 1991, à Rodez, originaire de Lunel, dans une famille où les quilles de huit tombent comme des mouches, il est monté à Paris en septembre 2014. Travaillant, tout d’abord, chez le Cantalien Jean-François Guillaume au Café des Beaux-Arts, et ensuite dans la brasserie Odette et Aimé de Bruno Chassaly, dans le 9e arrondissement, il a poursuivi ses classes… au Bistrot du coin. Avant de suivre sa bonne étoile !

Située 26 rue Duhesme dans le 18e arrondissement de Paris (ligne 12 du métro, station Lamarck Caulaincourt), l’Etoile de Montmartre est ouvert sept jours sur sept, de 7h30 à 1 heure du matin, du dimanche au jeudi, et jusqu’à 2 heures le vendredi et le samedi. Renseignements et réservations au 01 46 06 11 65.
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A Paris, Rui Dos Santos
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