Sécheresse, coût de l'énergie... Les nouveaux défis des Jeunes agriculteurs de l'Aveyron

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  • Julien Tranieret Michaël Garrigues au côtéde Mathilde André, directrice,lors de l’assemblée générale.
    Julien Tranieret Michaël Garrigues au côtéde Mathilde André, directrice,lors de l’assemblée générale.
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S’adapter aux nouveaux enjeux en les anticipant au maximum anime plus que jamais les JA qui étaient réunis en assemblée générale.

Sécheresse, coût de l’énergie, augmentation des charges en tout genre… Les crises qui s’installent comme autant de défis à relever ne sauraient remettre en cause la perceptible confiance en l’avenir des Jeunes agriculteurs de l’Aveyron. "On fait le plus beau métier du monde, on est un peu obligés d’être enthousiastes", assurent en souriant les deux coprésidents du syndicat, Michaël Garrigues et Julien Tranier.

Transition environnementale et énergétique en lien avec les changements climatiques, souveraineté alimentaire, gestion de la ressource en eau, nouvelles exigences des consommateurs, renouvellement des générations, transmission des exploitations : autant d’enjeux pour autant face auxquels "il nous faut adapter nos pratiques", avancent les Jeunes agriculteurs.

Attractivité, installation et transmission

Avec la ferme intention d’amplifier les efforts déjà entrepris dans de nombreux domaines, et conscients d’être animés collectivement par un leitmotiv : "L’anticipation au maximum". Et ce notamment sur la thématique de la transmission, qui nécessite de l’émergence à la concrétisation du projet, un travail de fond sur cinq à dix ans. "Nous avons effectué un gros travail depuis la précédente mandature pour monter notre réseau en compétence sur cette thématique", insiste Julien Tranier.

Il en va donc de même de l’installation et de son corollaire, l’attractivité du métier à travers la multiplication des échanges avec les publics scolaires, en partenariat avec l’éducation nationale. "Nous allons poursuivre ce travail sous toutes les formes possibles, il en va du renouvellement des générations", préviennent les JA. En matière d’installation d’ailleurs, "les signaux sont au vert", relève Julien Tranier.

Le coprésident assure même que "les établissements d’enseignement agricole ont des problèmes de place, ce qui témoigne d’un réel engouement des jeunes pour le métier. à nous de nous mobiliser pour transformer ces envies en projets".

À Onet-l’église, l’assemblée générale du syndicat a abordé tous ces sujets sous l’écoute attentive de nombreux représentants d’organisations professionnelles agricoles, du sénateur Jean-Claude Anglars, d’élus du département, du président Arnaud Viala. Ce dernier a rappelé l’engagement du conseil départemental dans la préservation de la ressource en eau, chère aux agriculteurs comme à l’ensemble des citoyens.

énergies renouvelables : à surveiller…

Et il revenait au préfet Charles Giusti de rappeler l’attention permanente de l’État et de ses services en Aveyron au nécessaire accompagnement du monde agricole tant pour surmonter les crises au travers de nombreux dispositifs et pour l’aider à anticiper, là encore, la gestion de l’eau, l’attractivité du métier et la valorisation de son image "pour casser les clichés". Et de rejoindre les inquiétudes des agriculteurs aveyronnais concernant les énergies renouvelables, "qu’il faut développer car c’est notre avenir qui est en jeu, mais sans faire pour autant n’importe quoi".

En ligne de mire notamment les grands projets que dénoncent les Jeunes agriculteurs concernant les unités de méthanisation ("Attention de faire que ces projets soient en cohérence avec nos élevages"), le photovoltaïque au sol ("On est contre car il impacte les surfaces agricoles") et l’agrivoltaïsme ("qui doit être bien entouré et bien encadré"). Le préfet de l’Aveyron assure y être "très attentif" et souhaite, comme sur l’ensemble des préoccupations, "poursuivre un travail collaboratif et une écoute mutuelle". Et d’annoncer la tenue à Pont-de-Salars le 23 mars, d’un grand atelier de travail sur les énergies renouvelables en Aveyron, auquel les Jeunes Agriculteurs sont les bienvenus.

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Christophe Cathala
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