Paris : un nouveau parcours des arts urbains des Batignolles

  • Un nouveau parcours d'art urbain est proposé dans le quartier des Batignolles.
    Un nouveau parcours d'art urbain est proposé dans le quartier des Batignolles. -
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Le parcours se déploie dans plusieurs parties du quartier de Paris XVIIe.

À l'initiative de la Mairie du 17e, plusieurs artistes ont été conviés par l'association Art en ville à intervenir, pour cette première saison, aux Batignolles. Les riverains peuvent désormais apprécier des œuvres qui font écho au quartier.

Olivier Landes, directeur artistique de l’opération, éclaire sur la méthode : « contrairement aux expositions conventionnelles, dans l’espace public les œuvres interagissent avec les lieux. J’ai choisi les artistes suite à un fin repérage, afin de ressentir le potentiel scénographique de certains endroits. Le public adhère, car ces pièces se fondent dans le quartier, loin d’un simple embellissement ».

Ces réalisations sont les premières d’une série visant à renforcer la place de l’art dans l’arrondissement.

1- Moreje rend hommage à deux illustres poètes du quartier des Batignolles : Barbara et Verlaine.

Morèje, pseudonyme de Jérôme Gulon, est un artiste plasticien né en 1957 à Paris. Jérôme Gulon est l'initiateur de l'introduction de la mosaïque dans le domaine de l'art urbain. Formé à la mosaïque aux Beaux-Arts, il vit et travaille à Paris. Agrégé d'arts plastiques en 2003, Jérôme Gulon soutient en 2007 la première thèse écrite sur la mosaïque contemporaine (« Mosaïque, entre la pierre et le concept ») et devient docteur en arts plastiques et sciences de l’art.

Depuis vingt-huit ans, il expose régulièrement en France et à l’étranger. http://www.moreje.fr/

5 rue Nollet et 2 rue Brochant

 

2- Jeaninne Santos insère des petits univers urbains dans les failles de la ville. https://www.instagram.com/jeaninnesantos/?hl=fr

47 rue Nollet

 

3- Nelio réalise une fresque douce et abstraite inspirée des teintes de l'environnement.

Originaire d’Ardèche, Nelio est un street artiste de 38 ans. Il est habitué à des créations abstraites et au mélange de formes géométriques. Il a réalisé des peintures murales dans plusieurs villes dont Londres, Paris, New York, Sydney, Toronto et Montréal et a été invité à participer à de nombreux festivals d’art urbain à travers le monde. Son travail est basé sur le Graffiti tout en incorporant des éléments de l’histoire de l’art, de l’illustration de l’architecture et du design graphique. https://www.nelio.fr/

55 rue Nollet

 

4- Ememem répare les fissures du bitume à l'aide de céramique.

Depuis 2016, Ememem est un de ses fils de bitume qui répare la rue et le cœur de ceux qui la foulent.

Pour officialiser son style et sa technique, Ememem invente le terme de flacking, employé communément aujourd'hui pour désigner ce nouvel "art de réparer les trous".

Ses « pansements pour trottoir » mettent en lumière les blessures du tissu urbain. Ils s’inscrivent dans la lignée du streetart et de l’art contemporain tout en rappelant le traditionnel kintsugi japonais, art de réparer en sublimant. https://www.ememem-flacking.net/

12-16 rue Brochant

 

Marché des Batignolles

rue des moines et rue Brochant

Jaw rend hommage à la vie du marché à travers une oeuvre mi abstraite mi figurative.

Adrien Ladmiral, nommé Jaw, découvre le graffiti dans les années 90. Il se démarque de ses contemporains en développant un style unique mêlant la calligraphie, l’illustration, le photoréalisme et le graphisme à des compositions abstraites.

Après avoir suivi des études de communication visuelle à Marseille, il rejoint le collectif Da Mental Vaporz, considéré comme l'un des meilleurs collectifs européens qui a fourni des artistes aujourd'hui mondialement reconnus. À la suite d'un long séjour à Berlin, Jaw a développé, ces dernières années, un travail plus intime en atelier, qui vient nourrir et faire évoluer sa pratique dans l'espace urbain.

L'artiste interprète aujourd’hui différentes thématiques que sont la perception de la réalité, le rapport au temps et à la nature dans les sociétés modernes et notre condition humaine

Seth évoque à sa façon la littérature jeunesse face à la bibliothèque Colette Vivier et à l'école maternelle Brochant.

Né à Paris, Seth commence à s’exprimer sur les murs de sa ville au milieu des années 90.

Son terrain de prédilection est alors le 20ème arrondissement où il se fait connaître dans le milieu graffiti en se spécialisant dans la réalisation de personnages.

Diplômé de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs, il crée avec Gautier Bischoff une maison d’édition consacrée aux artistes urbains, Wasted Talent en 2004.

Avant d’être artiste à plein temps, Seth travaille dans les industries créatives : en publicité, dans les dessins animés, dans la bande dessinée. Il peint alors dans la rue pour son plaisir.

Au cours de ses explorations artistiques, Seth a développé une peinture reconnaissable en travaillant souvent sur l’enfance. Sur le mur qu’il aborde comme une page blanche, Seth s’appuie sur l’imaginaire, individuel d’une part ou collectif – dieux locaux, mythes, contes. L’enfant devient porte-parole, messager de son questionnement. Il met en jeu son image d’innocence et place son personnage dans un contexte social, politique, géographique difficile. https://seth.fr/

Pastel garnit de formes organiques le mur du marché le long de la rue des Moines.

Pastel est un artiste argentin qui utilise le symbolisme et la nature pour explorer et communiquer des histoires sur la guerre et les différences socio-politiques. Loin de l’architecture conventionnelle, Pastel conçoit son art de rue comme un travail d’acupuncture urbaine.

Utilisant la nature comme symbole social, Pastel amorce grâce à ses oeuvres un dialogue entre la nature de l'homme et de son environnement : une essence presque oubliée dans la société moderne.

Ratur et Sckaro dépeignent l'effervescence urbaine de cet endroit festif.

Nés au Havre, les deux frères Ratur & Sckaro sont très tôt attirés par le dessin et les arts graphiques.

Ils découvrent ensemble le graffiti et rencontrent le graffeur Rouennais Madkow, avec qui ils fondent alors le collectif MV3.

Le travail figuratif de Ratur interroge sur les relations qu’entretiennent les artistes issus du graffiti et les grands genres picturaux classiques. Il met en scène des personnages de manière contemporaine mais ne cherche pas à reproduire la réalité. Il joue avec différents traitements graphiques selon les plans ou la profondeur de champ. http://ratur.maslard.fr/

Centre Presse Aveyron
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