Réforme des retraites : reçue en préfecture à Rodez, l'intersyndicale entend maintenir la pression

  • Les représentants des syndicats CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, Unsa, Solidaires et FSU se réuniront à nouveau dans quelques jours pour mettre en place les détails de la mobilisation du mardi 7 mars.
    Les représentants des syndicats CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, Unsa, Solidaires et FSU se réuniront à nouveau dans quelques jours pour mettre en place les détails de la mobilisation du mardi 7 mars. Repro CP -
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À mois de deux semaines d'une nouvelle mobilisation qui devrait, selon le mot d'ordre officiel, "mettre la France à l'arrêt", les représentants de l'intersyndicale ont rencontré le préfet de l'Aveyron ce vendredi 24 février.

Réaffirmer leur position par rapport à la réforme des retraites en développant leurs arguments mais aussi rappeler leur détermination à l'approche de la manifestation du 7 mars : les sept représentants de l'intersyndicale ont rencontré, ce vendredi 24 février, le préfet Charles Giusti. Au cours de cet entretien, qui a duré près d'une heure, ce dernier leur a rappelé qu'il était là "pour l'ordre public et que tout se passe au mieux" et souhaitait "maintenir un dialogue local".

"Une punition collective"

Du côté des syndicats, Jacques Douziech (CFE-CGC) a affirmé que "l'augmentation de l'âge de départ est une mesure injuste" qu'il assimile à une "punition collective", considérant que le choix d'un "processus parlementaire raccourci est une véritable atteinte à la démocratie" et que le dialogue social "doit être loyal". Il a par ailleurs "rappelé" au préfet que les Aveyronnais étaient de personnes "de bon sens... mais également de bon sang".

"L'humain n'est plus au cœur du travail"

Pour l'Unsa, Myriam Dequéant a souligné que son syndicat, habituellement "modéré" quant au "durcissement des mouvements", était d'accord pour durcir, au même titre que l'ensemble de l'intersyndicale. "Cette réforme est injuste, notamment pour les femmes, du fait des carrières hachurées, des évolutions difficiles de carrière", explique-t-elle, dénonçant une réforme "faite à la va-vite". "L'humain n'est plus au cœur du travail, ce sont les dividendes", a poursuivi Myriam Dequéant.

Les représentants des syndicats CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, Unsa, Solidaires et FSU se réuniront à nouveau dans quelques jours pour mettre en place les détails de la mobilisation du mardi 7 mars.

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Les commentaires (1)
RienCompris Il y a 1 mois Le 25/02/2023 à 09:21

Statistiquement, l'âge de départ moyen à la retraite est de 63,1 ans en 2023. Dans peu de temps ce sera 64 ans, alors pourquoi tant d'agitation. Même si la réforme est retirée, seuls ceux qui auront eu les moyens de se faire une retraite par capitalisation pourront partir à 62 ans.