Bac 2023 : fuite d'un sujet d'éco-droit en STMG, l'Education nationale porte plainte

  • Les candidats ont vécu une drôle d'après-midi mardi 21 mars.
    Les candidats ont vécu une drôle d'après-midi mardi 21 mars. Illustration - Pixabay
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Mardi 21 mars, en France 82 000 élèves (220 en Aveyron) de la spécialité éco-droit du baccalauréat STMG ont dû recommencer l'épreuve après la fuite du sujet initial. 

C'est une situation, qui fort heureusement, ne se produit pas régulièrement. Néanmoins, il n'est pas rare d'entendre qu'un sujet d'examen a fuité. C'est ce qui s'est passé ce mardi 21 mars dans l'épreuve d’éco-droit du baccalauréat STMG.

82 000 candidats en France, 220 en Aveyron

82 000 candidats sont concernés en France, 220 en Aveyron. Alors qu'ils planchaient, dans certains établissements déjà depuis près d'une heure, l'épreuve a été interrompue. Le sujet aurait fuité sur les réseaux sociaux. Comme le prévoit le règlement, la procédure de secours a été déclenchée par le ministère de l'Education nationale. 

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Le premier sujet a été invalidé, les copies relevées. Et un nouveau sujet a été distribué. Le compteur temps remis à zéro pour que l'épreuve prévue pour durer 4 heures se déroule.

Mercredi 22 mars, en soirée, le ministère de l'Education nationale et de la Jeunesse a annoncé avoir déposé plainte.

Que prévoit la procédure de secours ?

Dans un communiqué de presse, l'instance rappelle que la procédure a été immédiatement mise en place à savoir : 

  • La consigne a été donnée dans tous les centres d’examen de suspendre immédiatement l'épreuve ;
     
  • Les chefs d’établissement ont été invités à prévenir les familles du retard de la fin de l’épreuve ;
     
  • Les élèves ont été maintenus dans les centres d’examen durant le temps d’impression du sujet de secours ;
     
  • Les épreuves sur le sujet de secours ont repris peu après 15 h, pour une durée de 4 h 

Ce qu'avait confirmé dès mardi 21 mars, joint par téléphone, Claudine Lajus, directrice académique des services de l’Éducation nationale en Aveyron :  "La chaîne d'informations, dans ces cas-là, elle est la plus directe possible. L'information a été transmise par le ministère de l'Education nationale avant d'être relayée aux établissements via la direction des examens et concours de l'académie."

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"J'ai vu des personnels de l'administration courir"

Mercredi, un lycéen de 17 ans, scolarisé au lycée Monteil à Rodez, livrait son témoignage dans les colonnes de Centre Presse Aveyron. "Il était 14 h 50. Par la fenêtre, j'ai vu des personnels de l'administration qui couraient dans la cour. Mais on ne savait pas ce qu'il se passait. Puis, la proviseure adjointe du lycée est venue nous annoncer que l'épreuve était suspendue".

Et l'Education nationale de préciser : "Pour les élèves ayant un tiers-temps, et afin d’éviter à ces élèves de composer trop tardivement, il a été décidé de réduire le nombre de questions et de ne pas les faire composer sur les questions 4 en droit et 5 en économie relatives à l’argumentation. Les barèmes seront adaptés pour tenir compte de cet aménagement".

Enfin, il est annoncé que "les jurys feront preuve de bienveillance eu égard à ces circonstances".

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