Aveyron : dernière ligne droite en Afrique pour le raid humanitaire des mousquetaires villefranchois

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  • De nombreuses rencontres ont été faites tout au long de la piste.
    De nombreuses rencontres ont été faites tout au long de la piste. Centre Presse Aveyron
  • On bichonne les mobspour ne surtout pas avoirde mauvaises surprises.
    On bichonne les mobspour ne surtout pas avoirde mauvaises surprises. Centre Presse Aveyron
  • Le moral des pilotes est toujours au beau fixe. Le moral des pilotes est toujours au beau fixe.
    Le moral des pilotes est toujours au beau fixe. Centre Presse Aveyron
Publié le
J.-P.C.

Ce dernier samedi d’avril les mousquetaires villefranchois de la mob ont franchi la frontière entre le Maroc et la Mauritanie, pour une dernière traversée du désert avant d’espérer rejoindre en milieu de semaine le Sénégal.

En suivant, même de loin, le périple des quatre mousquetaires de la mob que sont Jean-Luc et Francis Bosc, Patrick Bosc et Francis Forment, on se dit qu’ils vivent quelque chose flirtant avec l’exceptionnel. Partis de Villefranche le 8 avril dernier pour rejoindre la région de la Casamance au Sénégal d’ici le 13 mai, ils approchent du but à grand renfort de sauts de sauts de puces oscillant entre 200 et 250 km par jour.

Ce samedi 29 avril, ils traversaient, après la longue traversée du Maroc sans encombre, la frontière pour passer en Mauritanie. Comme un saut vers l’inconnue, expliquait Jean-Luc Bosc, le porte-parole du groupe. "Une fois que nous serons de l’autre côté, on sait que ce sera bien plus dur d’informer nos proches." Les réseaux mauritaniens n’étant, et de loin, pas au niveau de ceux du Maroc voisin. Mais qu’à cela ne tienne.

Environ 200 km par jour !

Après un passage d’un pays à l’autre sans problème majeur, tout en saluant la mansuétude de la police du Roi, le quatuor villefranchois mesurait combien se rapprochait l’objectif final. "Nous avons autour de 750 km à rouler avant d’atteindre le Sénégal et autant pour arriver à notre destination finale."

Autant dire qu’à ce rythme, en roulant une moyenne de 200 km par jour, si les engins ne rencontrent pas de ratés ou de problème mécanique plus sérieux, ils auront réussi leur incroyable pari, lors du week-end du 8 mai. Avec toujours en ligne de mire, la même mission : celle d’expliquer lors des multiples rencontres et échanges tout au long du parcours, d’expliquer le sens d’un engagement pour trouver des financements pour aménager des salles de classe au lycée Kenia de Ziguinchor.

Par contre les informations que leur ont données des Espagnols remontant la Mauritanie vers le Maroc, correspondent peu ou prou à quoi ils s’attendaient. "Ils nous ont dit dès que vous voyez une station faites le plein de carburant, car elles sont plutôt rares sur le parcours", explique Jean-Luc.

Pas de quoi affoler outre mesure les aventuriers Rouergats. Par expérience de l’Afrique ils savaient à quoi à s’attendre. Dans le no man’s land de la zone frontière, les réservoirs ont pu afficher complet, comme les quelques bidons prévus en renfort. Le plus gros souci restait de trouver des cartes téléphoniques internationales afin d’informer familles et amis.

Le Sénégal se rapproche

Les hasards de la piste leur ont permis de croiser de belles choses. D’abord grâce à un vent porteur, poussant hommes et engins, ils ont réussi à accomplir la veille de l’arrivée en Mauritanie quelque 270 km. Mais aussi à avaler nombre de moustiques, tout en croisant d’improbables troupeaux de dromadaires.

Si tout va pour le mieux, demain mercredi ou au pire ce jeudi, ils toucheront le Sénégal et avec lui la porte ouverte vers l’arrivée.

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