Hôpital de Villefranche-de-Rouergue : "L'avenir s'annonce moins sombre", la nouvelle direction dresse un état des lieux de la santé de l'établissement

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  • "Cela fait deux ans que la nouvelle équipe de direction essaie de redresser la barre",  indique la direction.
    "Cela fait deux ans que la nouvelle équipe de direction essaie de redresser la barre", indique la direction. La Dépêche du Midi - B. D.
Publié le
Benoît Donnadieu

Près de deux ans après l’arrivée de la nouvelle direction, celle-ci fait le point sur la santé de l’hôpital.

Comment se porte aujourd’hui l’hôpital de Villefranche-de-Rouergue ?

Nous consolidons nos avancées actuelles. La dynamique est plutôt favorable et nous travaillons pour pérenniser les recrutements et développer nos activités. Il y a encore beaucoup à faire et la situation reste fragile. Nous devons poursuivre nos efforts. L’avenir s’annonce moins sombre mais difficile de se projeter sur un futur radieux.

Et au niveau économique ?

La situation est encourageante avec un déficit qui se situe à 0,5 %. L’établissement est malade depuis longtemps. Cela fait deux ans que la nouvelle équipe de direction essaie de redresser la barre. La dynamique est plutôt favorable mais il ne faut pas oublier que les réussites d’aujourd’hui peuvent devenir des échecs en cas de problèmes.

Qu’en est-il de la situation du nombre de lits. Certains vont-ils être supprimés ?

Au niveau des lits, l’idée est de conserver notre capacité actuelle de 311 lits, afin de répondre aux besoins du territoire. Nous n’allons pas réduire l’offre actuelle. Nous devons aussi prendre le virage de la prise en charge domiciliaire dans le parcours du patient.

Pour l’Ehpad de Rulhe, la structure développe son pôle gériatrie au sein du bâtiment, qui avance à bon rythme. Nous cherchons la complémentarité entre la partie sanitaire et sociale. Nous sommes dans un bassin de population âgée et les enjeux de ce service sont importants.

La maternité est-elle sécurisée ?

Il y a un an, nous étions presque sur une fermeture de la maternité. Aujourd’hui, avec le recrutement d’un médecin chef gynécologique à temps plein, la maternité s’est redressée. Trois jeunes médecins arrivent en mai ainsi qu’un nouveau médecin gynéco obstétricien. Une nouvelle équipe vient de s’installer. La maternité peut assurer les naissances du bassin de population.

En 2023, on recense 350 nouveau-nés. On a tellement évoqué la fermeture, nous savons l’inquiétude de la population sur ce dossier primordial pour le territoire.

Y a-t-il assez de médecins ? C’est un enjeu phare pour la structure...

C’est le nerf de la guerre. Nous recrutons d’autres médecins, notamment un urologue. Nous travaillons aussi avec le service des urgences pour le maintien des deux lignes Smur (Structure mobile d’urgence et de réanimation) et SAU (Service d’accueil des urgences). Nous avons aussi recruté trois médecins urgentistes. Nous structurons l’organisation pour optimiser le flux patient et pour faciliter l’hospitalisation en entrée directe, sans le passage par les urgences, notamment les services spécialisés qui sont engorgés.

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