JO de Paris 2024 : le chaudron olympique ne s’est pas embrasé samedi à Manosque, quel est le dispositif mis en place pour que la flamme ne s’éteigne jamais ?

  • Ophélie Cyrielle-Etienne est tombée sur un chaudron capricieux samedi à Manosque.
    Ophélie Cyrielle-Etienne est tombée sur un chaudron capricieux samedi à Manosque. MaxPPP
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Hervé Garric

Petit couac au moment d’allumer le chaudron olympique ce samedi 11 mai à Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence. Ce grand anneau allumé chaque soir pendant le relais de la flamme, a refusé de s’embraser à l’arrivée de la troisième étape.

Le chaudron olympique a refusé de s’embraser ce samedi 11 mai à Manosque, victime sans doute d’un problème technique, à l’arrivée d’une troisième étape à travers les Alpes-de-Haute-Provence jusque-là sans accroc.

La nageuse Ophélie-Cyrielle Etienne, médaillée de bronze sur le relais 4x200 m nage libre à Londres en 2012, a tenté à deux reprises, sans y parvenir, d’allumer le chaudron, qui avait pourtant pris feu sans problème les jours précédents à Marseille puis à Toulon.

Les gardiens de la flamme en sauveur

Malgré plusieurs tentatives, le chaudron ne s’est pas embrasé. Mais pas de panique, les gardiens de la flamme sont venus la mettre en sécurité afin qu’elle puisse poursuivre le relais jusqu’à Paris.

Quel est le protocole pour que la flamme ne s’éteigne pas ?

La flamme olympique est arrivée à Marseille le 8 mai en bateau, et continue sa route pour arriver à Paris le 26 juillet.

Le gros enjeu, c’est que depuis Olympie et jusqu’à Paris, pendant ses trois mois de voyage, elle ne s’éteigne jamais. Pour ça, tout un protocole très rigoureux a été mis en place : d’abord, il n’y a pas qu’une flamme : elle est contenue dans plusieurs lanternes. Ainsi, en cas d’extinction inopinée on la rallume toujours avec du feu provenant d’Olympie, son lieu de naissance. Mais attention, il ne peut y avoir qu’une seule torche allumée à la fois.

Onze personnes dédiées à la flamme

Ensuite, tout un groupe est consacré au déplacement (et à la non-extinction) de la précieuse flamme. Pas moins de onze personnes, recrutés sur concours veillent sur elle jour et nuit pour qu’elle ne s’éteigne jamais et la donner au porteur de la flamme chaque jour.

À chaque étape, tout est prévu : lampe de sécurité inspirée des lampes de mineurs pour le bateau et l’avion, la vasque spéciale pour passer la nuit…

Une cartouche de biopropane est dissimulée discrètement dans le manche de la torche, pour assurer qu’elle ne s’éteigne pas. Quant à la lanterne qui abrite la flamme, elle est alimentée par de la paraffine, avec une autonomie de 12 heures.

Et si malgré tout, elle s’éteignait quand même ? C’est déjà arrivé plusieurs fois, (Montréal 1976), (Athènes 2004), Londres (2012) et (Sotchi 2014). Pour parer à ce cas extrême, un des gardiens de la flamme est toujours dans un véhicule et se tient prêt à rallumer la torche, toujours avec la flamme d’Olympie.

Retour dans les Bouches-du-Rhône avant d’arriver en Aveyron ce lundi 13 mai

Pour rappel, le premier chaudron avait été allumé par Jul, la star du rap français, mercredi soir à Marseille, sur le Vieux-Port, après l’arrivée de la flamme depuis la Grèce à bord du trois-mâts Belem.

Ce dimanche 12 mai, elle est de retour dans les Bouches-du-Rhône, avec un passage à Cassis et une arrivée à Arles. Avant d’enflammer l’Occitanie et l’Aveyron, notamment le viaduc de Millau, ce lundi 13 mai.

Le relais de la flamme va durer jusqu’au 26 juillet à Paris.

Au total, le "feu" olympique va passer entre les mains de 10 000 "éclaireurs", dans 400 villes de France, pour terminer sa route au bord de la Seine et embraser la vasque lors de la cérémonie d’ouverture des JO-2024 de Paris, les troisièmes Jeux parisiens après 1900 et 1924.

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