Passage de la flamme olympique : combien de voitures vont finir à la fourrière dans les plus de 400 villes traversées en France ?

  • La veille du passage de la flamme olympique à Montpellier, les dépanneuses sont entrées en action sur son parcours...
    La veille du passage de la flamme olympique à Montpellier, les dépanneuses sont entrées en action sur son parcours... Facebook - Préfet de l'Hérault - DR
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Dans la plupart des villes traversées par la flamme olympique des J.O de Paris, le stationnement des véhicules est interdit sur son passage, et les fourrières font le plein.

La flamme olympique des J.O de Paris, qui traverse actuellement la France avec son cortège d'enthousiasme et d'animations va jour après jour faire le malheur de milliers d'automobilistes, et voici pourquoi.

Dans chacune des quelque 400 villes françaises (dont 65 villes étapes) que ce symbole de l'olympisme va traverser, le stationnement des véhicules est interdit sur le passage de la flamme. Tout propriétaire est donc invité à aller se garer ailleurs en amont de cette manifestation, généralement la veille, faute de quoi son véhicule sera enlevé et mis à la fourrière.

857 véhicules enlevés à Marseille

Quel que soit l'importance de la ville traversée, leurs fourrières s'attendent à faire le plein sur le parcours de la flamme olympique. Comme ce fut le cas à Marseille, qui a célébré l'arrivée de cette flamme durant deux jours : pas moins de 857 véhicules ont fini à la fourrière, dont 117 deux-roues, selon France Bleu Provence. C'est mieux (ou pire) que lors de la venue du pape Françiois en septembre 2023 (500 véhicules enlevés). "En 25 minutes, la fourrière a tout enlevé", se plaint ce chef-cuisinier marseillais, alors que chaque victime d'enlèvement se plaint de n'avoir vu "rien du tout qui indiquait qu’il ne fallait pas stationner ici". Pour ce Bordelais venu assister aux cérémonies de l'arrivée de la flamme, "c'est le jackpot pour la police municipale. Pour une fête qui se veut populaire, c'est un peu raté !"

Il en coûtera à chacun autour de 136 € pour récupérer son véhicule léger, ou 50 € pour un deux-roues (les tarifs varient suivant l'importance des villes), soit à Marseille autour de 115 000 € "récoltés" par l'enlèvement de ces véhicules.

Et dans chaque ville traversée par la flamme, il y aura son lot de véhicules qui iront grossir les rangs des véhicules immobilisés dans chaque fourrière. Et ce, quel que soit l'importance de ces villes : ce lundi 13 mai, la flamme olympique a traversé Millau, impactant fortement la circulation et le stationnement.

La flamme s'est ensuite rendue via Sète à Montpellier, où la veille, un ballet de dépanneuses a débarrassé son parcours des véhicules en stationnement.

A la fin de l'odyssée de la flamme olympique en France, combien de propriétaires de véhicules auront vu leur véhicule enlevé dans les villes traversées, à Perpignan, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Nice, Saint-Etienne, Strasbourg... et ainsi de suite jusqu'à Paris ? Ce seront des milliers, voire quelques dizaines de milliers de conducteurs de voitures ou de deux-roues qui vont être contraints de passer par la case "fourrière" pour récupérer leur véhicule. Et y laisser en tout une poignée de millions d'euros.

Des tarifs qui ont augmenté ce 1er mars 2024

D'autant que ces frais d'enlèvement et de garde journalière pour les voitures particulières sur le territoire national ont augmenté depuis le 1er mars, à l'exception de Paris, Lyon, Marseille et Toulouse, qui étaient déjà plus élevés que dans le reste de la France.

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Les commentaires (1)
Jema Il y a 4 jours Le 13/05/2024 à 20:52

Il n'y a pas de flamme sans fumée !