Attaque d’un fourgon pénitentiaire dans l’Eure : l’intersyndicale appelle à un blocage des prisons ce mercredi

Publié le , mis à jour

Endeuillés, les syndicats appellent à une journée "prisons mortes" mercredi, après l’attaque mortelle d’un fourgon pénitentiaire qui a coûté la vie à au moins deux agents dans l’Eure.

En réaction à la sanglante attaque d’un fourgon pénitentiaire, qui a coûté la vie à au moins deux agents, l’intersyndicale appelle "au blocage de l’ensemble des établissements et structures pénitentiaires pour exprimer notre émotion et en soutien à nos collègues morts en service". Une journée "prisons mortes" qui pourra être reconductible, annonce les syndicats par voie de communiqué.

Aux alentours de 11 heures, le fourgon a été stoppé au niveau du péage d’Incarville, dans l’Eure, par une voiture bélier de laquelle sont sortis plusieurs malfaiteurs lourdement armés. Ils ont ouvert le feu sur les agents. Deux sont décédés, trois sont blessés (le pronostic vital est engagé pour deux d’entre eux).

Un détenu a été libéré et a pris la fuite avec les assaillants. Il s’agit de Mohamed Amra, un homme de 30 ans condamné pour vol avec effraction le 10 mai, mais également mis en examen pour enlèvement et séquestration ayant entraîné la mort par la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (Bouches-du-Rhône).

Une audience réclamée auprès du ministre de la Justice

"Les collègues transféraient un détenu incarcéré au tribunal dans le cadre d’une procédure criminelle. En arrivant au niveau d’un péage, un commando ultra-déterminé a tiré sur les collègues qui n’ont pas eu le temps de riposter", s’attriste l’intersyndicale.

Tout en revendiquant du changement après cette tragique attaque, notamment une "réduction drastique des extractions en favorisant l’utilisation de la visioconférence des magistrats ou leurs déplacements en établissements". Les syndicats exigent "des équipements et du matériel adaptés", le déploiement accéléré "des brouilleurs de téléphones portables et du contrôle des drones", mais aussi une "égalité de traitement en termes de moyens entre la métropole et des drom-com".

L’intersyndicale réclame une audience dès mercredi 15 mai 2024 auprès du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti. "En tout état de cause, cette barbarie doit rester isolée et la réponse de l’administration doit être sans équivoque".

Une minute de silence sera respectée dans les établissements pénitentiaires à 11 heures.

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Les commentaires (1)
Milsabords Il y a 3 jours Le 14/05/2024 à 22:22

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