Viviez : la Snam envisage de reprendre la Sopave

  • Les conclusions de l’expertise engagée par les salariés  sont tombées.
    Les conclusions de l’expertise engagée par les salariés sont tombées.
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Centre Presse Aveyron

Depuis plusieurs mois, les 35 salariés de la SRVPA (ex-SOPAVE), sont menacés par la cessation d’activité annoncée pour juin prochain par sa direction, Suez.

Les salariés du site avaient donc engagé une expertise commandée auprès de Méric et Associés sur l’état des comptes de Suez.

Les résultats sont tombés hier : « Ils sont assez clairs. Il y a eu une mauvaise gestion de l’entreprise, de mauvaises décisions ont été prises sur les investissements. Aucun business plan cohérent n’était engagé, ce qui a conduit à la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui », explique Maxime Boutin, du délégué du personnel.

Si la société spécialisée dans le recyclage de plastiques agricoles, a dégagé l’an dernier 300 millions de bénéfices en 2017 et 15 milliards de chiffre d’affaires comme l’attestent les résultats de l’expertise, celle-ci a malgré tout estimé que le marché « fragilisé » par le retrait de la Chine sur ses importations de plastique agricole, justifie ce plan de licenciements.

« L’expertise montre que ces plans de licenciement n’ont aucun caractère réel et sérieux car ils n’ont rien apporté de plus à part un déficit. S’il n’avait pas fait ces plans, la situation de l’entreprise n’aurait pas été plus mauvaise », poursuit Maxime Boutin, représentant CGT des salariés de la SRVPA. Malgré nos efforts nous ne sommes pas parvenus à joindre la direction de Suez.

Depuis quelques semaines, la SNAM, l’entreprise vivézoise spécialisée dans la métallurgie et la sidérurgie s’est présentée comme un éventuel repreneur.

Une rencontre était prévue entre eux le 19 mars dernier, reportée par les salariés de la SRVPA, dans l’attente des conclusions de l’expertise qui vient de tomber.

Désormais, l’heure est pour eux à la réflexion. Ils se réuniront lors d’un CE extraordinaire, mardi 3 avril, pour se concerter sur le sujet.

De son côté, le PDG de la Snam, Eric Nottez joint par téléphone, a assuré vouloir « construire une offre avec la reprise totale de l’entreprise ».

« Il nous paraissait évident de ne pas laisser ces gens au bord de la route. Nous souhaitons proposer des CDI aux salariés avec au minimum, le même salaire », a-t-il ajouté. Une « antenne de reclassement » leur serait donc proposée, avec une adaptation des différents postes et des formations.

« Nous pouvons faire des bilans de compétences et évoluer vers certaines activités. Les salariés travaillent sur le stockage des déchets, c’est un savoir-faire qui peut nous intéresser », ajoute le directeur de la Snam.

En attendant, les salariés de la SRVPA restent prudents, toujours dans l’attente de réponses de leur direction quant à leurs revendications sur le plan d’accompagnement au licenciement. « Ce qui nous a été présenté, n’est pas en cohérence avec ce qu’attendent les salariés aujourd’hui, ni avec les moyens du groupe », regrette les salariés.

Ils souhaiteraient aussi que les services publics, la Direccte, l’inspection du travail surveillent de près leur situation.

Depuis une dizaine de jours, les salariés ont donc décidé de débrayer deux heures par poste et par jour de travail.

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