Aveyron : maux de tête au conseil de l’Ordre des médecins

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  • De nouvelles élections doivent se tenir dans les prochains mois au conseil de l’Ordre.
    De nouvelles élections doivent se tenir dans les prochains mois au conseil de l’Ordre.
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Le 17 juin, le tribunal administratif de Toulouse a annulé les dernières élections du conseil de l’Ordre, créant quelques tensions entre professionnels. Le Dr Alain Vieillescazes n’en est plus son président, dans l’attente d’un nouveau scrutin.

Pandémie sans fin, manque de généralistes, pénurie de spécialistes, la médecine aveyronnaise ne manque pas de travail ces derniers temps. Outre cette actualité brûlante, elle doit de surcroît composer avec un certain désordre au sein même de son conseil de l’Ordre. Car le 17 juin dernier, le tribunal administratif de Toulouse a annulé les dernières élections du 7 février, les jugeant "irrégulières". Et entraînant ainsi la vacance de la présidence, représentée jusqu’alors par le Dr Alain Vieillescazes. "Je ne suis plus rien ", nous a-t-il confiés, au téléphone, sans cacher une certaine amertume.

Il ne souhaite pas en revanche commenter cette décision de justice, ni même entrer dans une quelconque polémique. Pourtant, s’il n’a pu aller jusqu’au terme de son mandat et si le tribunal administratif s’est penché sur cette élection pour le moins confidentielle, c’est en raison d’une requête déposée quelques jours après l’élection par un candidat déchu, le neurologue ruthénois Jean-Philippe Chartier.

Une requête déposée par un candidat déchu

"Les esprits chagrins diront que j’ai fait cette requête parce que j’ai obtenu le moins de suffrages", sourit ce dernier, désireux d’expliquer sa démarche, "en toute transparence".

"Ces élections ont été d’un grand amateurisme et mettent à mal la démocratie. Tout a été fait dans la précipitation", confie-t-il, dénonçant "des mauvaises habitudes qui durent depuis trop d’années". Parmi lesquelles, un manque d’informations de la part du conseil de l’Ordre pour les candidats potentiels, de précisions sur les titres des uns et des autres sur les bulletins, d’une journée de vote "entachée d’un grand nombre d’irrégularités"… Le tribunal lui a donné raison, sur tout ou presque.

"Il fallait mettre de l’ordre et cette décision fera jurisprudence pour l’avenir, quoiqu’il arrive il y aura un avant et un après Chartier", se félicite-t-il, tout en promettant qu’il sera de nouveau candidat lors des futures élections, devant se tenir d’ici la fin de l’année.

"29 ans que ce ne sont que des généralistes !"

Généraliste à la maison de santé du Faubourg, Alain Vieillescazes, à qui les membres titulaires avaient renouvelé leur confiance, sera également candidat à sa propre succession. Dans une ambiance tendue ? "S’il avait été homme politique, le président qui avait la responsabilité de ces élections ne se représenterait pas après cet échec", lance Jean-Philippe Chartier, arrivé à Rodez il y a près de 30 ans comme neurologue du côté de l’ancien hôpital Combarel. Surtout, ce dernier clame son envie "de changement" à la tête du conseil de l’Ordre, présidé depuis 29 ans par des généralistes… "C’est beaucoup trop ! L’alternance a du bon", souffle-t-il. "Je garde pour moi ce que j’ai à dire", s’est contenté pour sa part de répondre le Dr Vieillescazes.

En attendant et après ces remous, le conseil de l’Ordre s’est doté d’un président intérimaire, en la personne de Denis Capoulade, cardiologue ruthénois. Et ce n’est pas le travail qui devrait lui manquer !

"Les maisons de santé ne sont pas la solution à tout !"

C’est un discours dont on n’a plus vraiment l’habitude d’entendre dans les milieux de la santé ainsi que chez les hommes politiques. Mais Jean-Philippe Chartier l’assume : "Il faut arrêter de voir les maisons de santé comme la solution à tout ! Certes, elles sont indispensables, mais quand je vois que celle du Faubourg refuse des patients, je ne comprends pas. Mon père était généraliste, il ne touchait aucune subvention publique et il n’a jamais refusé de soigner quelqu’un. Il y a plus d’un millier de personnes sans médecin traitant à Rodez et les maisons de santé n’ont pas apporté de réponses à cela", s’emporte-t-il, énervé de voir que "les libéraux, seuls dans leurs cabinets, sont de plus en plus ostracisés alors qu’ils se débrouillent très bien, sans aucune aide !". "Bien entendu qu’il faut des maisons de santé pour attirer les jeunes médecins mais personne n’est au-dessus des autres, ni en dessous", conclut-il.
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Mathieu Roualdés
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