Saint-Léons : Micropolis, la petite bête qui monte qui monte

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  • C’est la saison qui redémarre pour Micropolis, ses équipes et ses partenaires.
    C’est la saison qui redémarre pour Micropolis, ses équipes et ses partenaires. V.G. / V.G.
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La cité des insectes, basée à Saint-Léons, lance sa nouvelle saison samedi 8 février. Pour son 20e anniversaire, elle fait le plein de nouveautés et vise un nouveau record de fréquentation, déjà battu en 2019.

Vingt ans déjà. Micropolis fête cette année un anniversaire un peu spécial. Le parc à thème et ses équipes ont préparé un programme riche et varié, avec le plein de nouveautés. " En 2019, c’était l’année Soulages, en 2020 ce sera l’année Micropolis ", s’emballe Sylvie Ayot, la présidente de la cité des insectes, qui souhaite, plus que jamais, " mettre Micropolis à l’affiche". En cela, le site touristique sera bien aidé, de nouveau, par sa campagne d’affichage décalée. Cette fois, c’est le scarabée girafe qui sera tête de gondole, sous le slogan “Notre girafe a toujours un cou d’avance”.

Côté animations, on laissera le soin au public, tout au long de l’année, de découvrir les mutliples nouveautés de cette saison. On citera tout de même “Le carnaval des insectes s’anime”, qui proposera, cet été, d’accompagner les visiteurs avec des comédiens sur le parcours extérieur. La cité des insectes lance aussi “Les soirs d’été de Micropolis”, avec la diffusion, les mercredis en juillet et en août, de films familiaux autour de la nature ou des insectes. Le parc restera alors ouvert jusqu’à 20 h, le restaurant et la terrasse jusqu’à 21 h, autour de soirées tapas.

Le parc créé également “Sur le chemin de la biodiversité”, à travers lequel le public découvrira divers aménagements permettant de favoriser et maintenir la biodiversité (allée des papillons, coin des recycleurs, haie des proies et des prédateurs, voyage au cœur de la tourbière).

“Soigneur d’un jour” et stages photo

Signalons également l’animation “Soigneur d’un jour”, qui sera mise en place au cours des vacances d’été. L’opportunité assez unique de partager le travail des soigneurs, de la préparation des repas au nettoyage des espaces des animaux… Des expos photos (“Tout près de vous”, de Cédric Rajanel ; “Merveilles d’Aveyron”, à Pâques), ainsi que des stages photos de trois heures en compagnie de Patrice Thébault, agrémenteront cette saison haute en couleurs.

"Le programme de l’année, expose Sylvie Ayot, est développé à travers trois lignes directrices : “Visiter autrement”, “20 ans de sensibilisation de la nature” et “Les 20 ans de Micropolis”. " L’occasion pour la présidente de mesurer le chemin parcouru en vingt années d’activité. " Il fallait être audacieux, à l’époque, pour lancer Micropolis. La biodiversité, les insectes… Ces sujets n’étaient pas aussi présents. On peut remercier nos prédécesseurs. Depuis, le parc s’est développé, avec beaucoup de nouvelles animations."

Travail de sensibilisation

Micropolis dit avoir accueilli, depuis son ouverture en juin 2000, plus d’1,5 million de visiteurs. L’an dernier, en 2019, ce sont près de 70 000 personnes qui ont visité le site, "soit une belle progression de 6 % ". Signe d’une cité des insectes dans l’air du temps. "Micropolis continue son travail de sensibilisation, complète Bertrand Onfray, son directeur. Cette année, l’anniversaire est l’occasion de poursuivre ce travail concret en y ajoutant d’autres façons de voir les insectes, d’autres façons de visiter. La visibilité extérieure est importante, car elle permet de se faire connaître et de donner envie aux gens de venir. Micropolis doit accompagner le public à la découverte du monde fascinant des insectes. " Aux visiteurs, désormais, de venir chercher la petite bête.

Sylvie Ayot : « Les mentalités changent »

Vous avez atteint la barre des 70 000 visiteurs en 2019. À quoi l’attribuez-vous ?
Nous tournions autour des 65 000 visiteurs ces dernières années, et cette fois on s’approche, à 300 entrées près, des 70 000. C’est un très bon indicateur pour nous. Cela montre d’abord que notre communication fonctionne et que notre travail de sensibilisation porte ses fruits. Nous utilisons des modes de communication différents, avec une nouvelle identité visuelle depuis deux-trois ans, plus de réseaux sociaux, une meilleure utilisation du parc extérieur… On montre que Micropolis n’est pas qu’un musée ou un site de loisirs. On sensibilise à ce qu’il y a autour de nous.

Diriez-vous que les mentalités évoluent  au sujet des insectes ?
Nous sommes en plein cœur de l’actualité et des préoccupations environnementales. Les mentalités changent et le public s’inquiète, bien évidemment, de la disparition des espèces, et de l’importance de conserver et protéger la biodiversité, dont font partie les insectes. Micropolis travaille à la sensibilisation sur ces phénomènes et contribue, à son niveau, à éveiller le public. La cité des insectes tient un rôle non négligeable dans la pédagogie. Nous essayons d’avoir un impact positif sur l’intérêt et le regard des visiteurs sur les insectes et l’importance de les protéger.

Sylvie Ayot (présidente de Micropolis)
 

Victor Guilloteau
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