Parkinson : la thérapie cognitivo-comportementale en téléconsultation serait efficace pour réduire les risques de dépression

  • Trois mois après l'étude, les patients qui ont bénéficié de séances de thérapie cognitivo-comportementale sont passés d'une dépression modérée à légère.
    Trois mois après l'étude, les patients qui ont bénéficié de séances de thérapie cognitivo-comportementale sont passés d'une dépression modérée à légère. shapecharge / IStock.com / shapecharge / IStock.com
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(Relaxnews) - Une nouvelle étude américaine confirme les bienfaits d'une thérapie cognitivo-comportementale effectuée par téléconsultation pour prévenir les risques de dépression chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. L'efficacité de cette thérapie est suggérée comme une approche complémentaire aux autres traitements visant à soigner les symptômes dépressifs chez ces patients. 

Chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, la thérapie cognitive et comportementale a fait ses preuves pour réduire les risques de dépression. Mais en temps de confinement, les séances physiques ne sont bien sûr plus possibles. Pour y remédier, de nombreux praticiens s'en remettent à la téléconsultation. Pratiquées au téléphone, ces thérapies présentent d'ailleurs des résultats encourageants, montre une étude publiée dans Neurology, revue médicale de l'Académie américaine de neurologie.

L'étude a porté sur 72 personnes âgées en moyenne de 65 ans, atteintes de la maladie de Parkinson depuis six ans (en moyenne) et souffrant de dépression depuis près de trois ans. La majorité bénéficiait déjà d'un traitement, le plus souvent des antidépresseurs et/ou des thérapies analytiques (par la parole). 

Pendant trois mois, 50% des patients ont participé (tout en poursuivant leur traitement) à des séances hebdomadaires d'une heure de thérapie cognitivo-comportementale délivrée par téléphone et ciblée en fonction de l'expérience de la maladie et du ressenti de chacun. L'autre moitié des participants a reçu ses soins habituels, sans séance de thérapie cognitivo-comportementale. 

Des résultats encourageants, mais pour une quantité restreinte de patients

Au début de l'étude, les participants présentaient un score moyen de 21 sur une mesure des symptômes de la dépression, sachant que les scores allant de 17 à 23 traduisent un niveau de dépression modéré. Trois mois après, les scores des patients qui ont bénéficié de séances de thérapie cognitivo-comportementale sont tombés à une moyenne de 14, ce qui correspond à une dépression légère. Le score des autres participants est en revanche resté inchangé.

"La dépression touche jusqu'à 50% des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et peut survenir de manière irrégulière. Dans de nombreux cas, la dépression est un indicateur de qualité de vie plus important que le handicap moteur. Des traitements de la dépression si facilement accessibles et efficaces ont le potentiel d'améliorer considérablement la vie des gens", estime Roseanne Dobkin, autrice principale de l'étude et membre de l'Académie américaine de neurologie.

L'étude n'a toutefois pas inclus les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à un stade très avancé ou celles également atteintes de démence. Ces résultats ne s'appliquent donc qu'à une catégorie restreinte de patients, sachant de surcroît que tous n'ont pas nécessairement accès aux outils numériques permettant de suivre des consultations à distance et que la recherche a été réalisée sur un petit échantillon de patients.  

Relaxnews
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