Lise Monteillet, une éleveuse engagée et vachement fruitée

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  • Persuadée qu’une autre voie est possible, l’éleveuse a fait le pari d’un modèle d’agriculture durable, autonome et vertueux. Ses clients la remercient... 	AD
    Persuadée qu’une autre voie est possible, l’éleveuse a fait le pari d’un modèle d’agriculture durable, autonome et vertueux. Ses clients la remercient... AD Repro CP / / Repro CP
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C’est l’histoire d’une reconversion, celle de Lise Monteillet qui avec "La Ferme vachement fruitée" a séduit le groupe Lecointre Paris.
 

Il est des parcours qui sont inspirants. Celui de Lise Monteillet, Aveyronnaise "digital native" qui aux salles de rédaction de la presse nationale a préféré la ferme familiale, est de ceux-là. Journaliste diplômée de Science Po Paris, la trentenaire a laissé derrière elle la capitale pour les grasses prairies du Lévézou.

Un changement de cap "risqué" mais longuement mûri. "J’ai toujours baigné dans ce monde-là. Même dans le journalisme, j’ai toujours travaillé avec le monde agricole et quand l’opportunité de reprendre la petite ferme familiale s’est présentée, j’ai décidé de sauter le pas. Je ne voulais pas laisser filer cette occasion."

Mais à revenir, ce sera selon ses critères : "Mes parents m’ont laissé carte blanche, c’est une grande chance !" Adieu donc la ferme laitière qui a longtemps occupé son père, – trop peu rentable –, l’heure est à l’agroforesterie, l’association harmonieuse d’arbres, de cultures et d’animaux sur une même parcelle. "J’ai trop longtemps vu mes parents souffrir au travail, j’avais envie de tenter autre chose", plus en phase avec sa conception de la profession : l’acte de naissance de "la Ferme vachement fruitée".

Agroforesterie

Après le remplacement du cheptel laitier par des vaches Aubrac – des races à viande – la trentenaire développe en parallèle une production de pommes à cidre et plante deux hectares de myrtilles de culture. Le but étant de diversifier son offre au maximum et de s’extraire des inconvénients manifestes d’une monoculture trop dépendante des aléas.

Le bon sens en action

"Mixer l’élevage avec des productions fruitières a de nombreux intérêts : déjà de diversifier mes revenus mais c’est aussi très intéressant pour lutter contre le changement climatique, pour la préservation des sols… Il y a plein de liens à faire entre production animale et végétale."

"Ne pas mettre ses œufs dans le même panier" donc – l’expression du bon sens paysan – mais maîtriser aussi la transformation, les débouchés, la communication : la tâche n’est pas aisée mais a le mérite de redonner le pouvoir et le sourire à une profession en souffrance. Diversifié, intégré, toujours plus autonome, ce modèle d’agriculture durable voué au marché local – vente directe – a d’ailleurs tapé dans l’œil du groupe Lecointre Paris à qui la jeune femme réserve quelques-unes de ses vaches Aubrac. Une rencontre comme une évidence entre l’éleveuse "multitâches" aveyronnaise et le leader français de restauration collective de prestige – Dior, Chanel, Coca Cola – à l’ADN assumé : "100 % de produits frais et de saison dans l’assiette, des producteurs français passionnés travaillant dans le plus grand respect de la nature, des circuits d’approvisionnements courts et un sourcing responsable…" Une belle rencontre fondée sur le désir commun de replacer producteurs et consommateurs au centre de l’échiquier.

Aurélien Delbouis
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