Santé

Une activité physique intense au travail augmente le risque de décès prématuré chez les hommes

  • Les hommes qui exercent un métier très physique ont plus de risque de mourir prématurément
    Les hommes qui exercent un métier très physique ont plus de risque de mourir prématurément - Morsa Images / IStock.com
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Les hommes qui exercent un métier très physique augmentent de 18% le risque de mourir prématurément, en comparaison avec les hommes peu actifs sur leur lieu de travail, conclut une méta-analyse publiée ce mardi dans le  dans le British Journal of Sports Medicine.

Les hommes qui exercent un métier très physique augmentent de 18% le risque de mourir prématurément, en comparaison avec les hommes peu actifs sur leur lieu de travail, conclut une méta-analyse publiée ce mardi dans le  dans le British Journal of Sports Medicine.


Si l'activité physique régulière réduit le risque de mortalité toutes causes confondues, avoir un métier très physique serait au contraire mauvais pour la santé des hommes. Ces résultats, qui s'appuient sur 17 études différentes regroupant 193.696 participants entre 1960 et 2010, n'ont pas trouvé de risque augmenté de mortalité chez les femmes.

"Des tâches manuelles, un travail répétitif et des positions statiques prolongées élèvent la fréquence cardiaque et la tension artérielle et sont exécutées le plus souvent plus de 40 heures par semaine avec une récupération insuffisante", souligne l'étude qui relève un risque de décès prématuré augmenté de 18% chez les hommes très actifs par rapport aux hommes peu sollicités physiquement sur leur lieu de travail. 

Outre le risque d'épuisement et de maladies cardiovasculaires, un autre facteur explique ce risque de mortalité plus élevé, selon l'étude : les travailleurs manuels ont le plus souvent un statut socio-économique plus bas, un facteur associé à une mortalité plus élevée.  

Les auteurs de l'étude suggèrent au contraire que les activités physiques choisies sur les périodes de loisirs ont "des réponses physiologiques aiguës et chroniques différentes" car elles sont d'intensité modérée ou plus courtes avec un temps de récupération plus long.

Ainsi, les recommandations de santé publique concernant le sport devraient différencier l'activité physique effectuée sur le temps professionnel de celles pratiquées pendant les loisirs ou encore dans les transports, conclut l'étude.

L'étude est publiée dans le British Journal of Sports Medicine.

Source : Relaxnews

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