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Les algues à table ? Oui, mais pas pour tout le monde !

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Tendance culinaire bénéfique pour la santé, les algues marines agrémentent les salades, sauces et poissons. Mais comme le rappelle l’Anses, leur consommation peut provoquer des excès en iode dangereux pour le cœur, les reins et la thyroïde. Pensez donc modération ! Et sachez qu’il existe des contre-indications à la consommation d’algue. Idem concernant les compléments alimentaires.

Consommées à toutes les sauces (fraîches, séchées, cuites…) ou sous forme de compléments alimentaires, les algues marines sont à éviter par « les personnes présentant un dysfonctionnement thyroïdien, une maladie cardiaque ou une insuffisance rénale ». Mais aussi celles « suivant un traitement par un médicament contenant de l’iode ou du lithium » et « les femmes enceintes ou allaitantes, hors avis médical ». Pour les personnes épargnées par ces risques, l’Anses « recommande aux consommateurs réguliers de rester vigilants ».

Mais pour quelles raisons ? Ces conseils se justifient « au regard du risque non négligeable de dépassement des limites supérieures de sécurité d’apport en iode », justifie l’Anses. « Un apport excessif et régulier en iode peut entraîner des dysfonctionnements de la thyroïde mais également certains effets indésirables, notamment au niveau cardiaque ou rénal. »

Quelles algues sont concernées ? Pour se prononcer, l’Anses a analysé exclusivement des algues potentiellement consommables en France, « telles que les algues brunes laminaires Laminaria spp et Saccharina spp, ainsi que l’algue rouge Gracilaria verruqueuse ».

Point notoire, la teneur en iode de chacune des espèces dépendrait en fait de 3 critères : « les conditions de production, le procédé de transformation des ingrédients ou des aliments », ou encore « le type de préparation à base d’algues (poudre, extrait) utilisé dans les compléments alimentaires ».

Quelle dose maximale journalière ? Pour fixer le seuil maximal d’iode quotidien, l’Anses s’est calée sur les recommandations de l’EFSA (autorité européenne de sécurité des aliments) : c’est-à-dire « 600 µg par jour pour l’adulte et adaptée pour chaque tranche d’âge de consommateurs ». En France, la réglementation fixe à 150 µg cette dose maximale quotidienne dans les compléments alimentaires. A ce sujet, l’Anses demande plus de précisions sur les étiquetages des produits à base d’algues vendus dans le commerce.

A noter : à ce jour, l’impact d’un excès en iode auprès des petits reste mal connu. L’Anses rappel aux parents « qu’il convient de rester prudent sur la consommation de produits à base d’algues de leurs enfants ». Enfin, pour les personnes souffrant de carences en iode, l’Agence rappelle « qu’il n’est pas pertinent de consommer des produits contenant des algues dans le but » de pallier ce manque.

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Source : Destination Santé

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