Santé

En réduisant dès maintenant sa pollution à l'ozone, la Chine pourrait sauver 330.000 vies d'ici 2050

  • Selon l'étude, le changement climatique à lui seul pourrait causer une augmentation de 11% de la pollution par l'ozone en Chine, ce qui entraînerait 62 000 décès prématurés supplémentaires d'ici 2050.
    Selon l'étude, le changement climatique à lui seul pourrait causer une augmentation de 11% de la pollution par l'ozone en Chine, ce qui entraînerait 62 000 décès prématurés supplémentaires d'ici 2050. nadisja / IStock.com -
Publié le / Modifié le S'abonner
-- partages

(Relaxnews) - Selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Observatoire de la Terre Lamont-Doherty de l'Université Columbia (Etats-Unis), la Chine pourrait sauver des centaines de milliers de vies à long terme si elle prend dès maintenant des mesures pour réduire sa pollution à l'ozone.

Publiée dans Environmental Research Letters, l'étude a analysé l'impact de la pollution à l'ozone en Chine sur la santé en se basant sur trois scénarii différents. Le premier scénario a analysé ce qui se passerait si les niveaux de pollution atmosphérique de la Chine restaient fixes, mais que le climat continuait de se réchauffer.

Le deuxième scénario portait sur les effets du changement climatique avec une augmentation de 10% des émissions de pollution par l'ozone, tandis que le troisième scénario a prédit les impacts du changement climatique couplés à une approche visant à réduire de 60% les émissions génératrices d'ozone de la Chine.

Selon l'étude, le changement climatique à lui seul pourrait causer une augmentation de 11% de la pollution à l'ozone en Chine. "Cela entraînerait 62.000 décès prématurés supplémentaires d'ici 2050", estiment les scientifiques. Dans le deuxième scénario, le nombre de décès prématurés supplémentaires passerait à 80.000. Mais le troisième scénario permettrait d'éviter 330.000 décès prématurés. 

La Chine pourrait être un exemple pour les autres pays d'Asie

"La pollution de l'air est un problème majeur en Chine à l'heure actuelle. C'est un risque très sérieux pour la santé. Il est donc important de réfléchir aux changements qui peuvent être apportés pour faire avancer ce problème", souligne Daniel Westervelt, chercheur scientifique associé chez Lamont-Doherty et auteur principal de l'étude.

L'équipe de chercheurs estime également que les gains de la Chine en matière de qualité de l'air, si elle décidait de réduire ses émissions, pourraient encourager d'autres pays d'Asie, comme l'Inde. "Si la Chine est capable d'être un chef de file dans ce domaine, d'autres pays pourraient emboîter le pas", avance Daniel Westervelt.

Relaxnews
Réagir