Rodez

Rodez : le général Béteille, de toutes les campagnes

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  • Jean-Alexis Béteille n’a jamais oublié sa ville natale de Rodez et son Aveyron d’origine.
    Jean-Alexis Béteille n’a jamais oublié sa ville natale de Rodez et son Aveyron d’origine. J-M. C. / J-M. C.
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Après « qui a tué Fualdès ? » et « Palace », l’association Rutènes en scène a choisi « L’Aiglon », qui sera joué du 24 au 27 juillet, place Foch à Rodez, en nocturne. L’occasion de faire plus ample connaissance, sous la plume de l’historien ruthénois Jean-Michel Cosson, quatre illustres militaires, aveyronnais de naissance, enfants de la Révolution et soldats-marathoniens des campagnes napoléoniennes. Après Jean-Joseph Tarayre, Sébastien Viala et Jean-Amans Biron, le dernier volet de la série est consacré au plus connu, sans doute, des généraux de l’Empire. Un homme de courage et de simplicité qui, malgré ses péripéties militaires, n’a jamais oublié sa ville natale de Rodez et son Aveyron d’origine.

L’épitaphe inscrite sur sa tombe au Père Lachaise résume toute sa carrière : « Il partit simple volontaire - Il revint général. Campagnes d’Italie, d’Égypte, d’Allemagne, d’Espagne. Batailles de Mondovi, des Pyramides, d’Héliopolis, de Villadrigo. 15 blessures, dont 7 sur la tête et le visage. » C’est dire si Jean-Alexis Béteille a été de tous les combats et de tous les honneurs, de la Nation mais aussi de ses compatriotes par le biais d’une des artères les plus importantes de Rodez. Bien qu’à l’origine, cette dénomination fut rattachée à la rue Saint-Cyrice, son buste, aujourd’hui disparu, trônant même au carrefour. Avant que la caserne de gendarmerie ne porte son nom. Né le 7 août 1763 à Rodez, dans une famille de la petite bourgeoisie commerçante du Faubourg, Béteille est tenté dès l’âge de 19 ans par la carrière militaire, qu’il abandonne au bout de trois années, en 1785, déçu par le manque d’avancement, réservé aux nobles. Avec la Révolution, il revient dans l’armée et obtient, en 1792, le grade de capitaine du 2e bataillon des Volontaires.

Après avoir participé à la défense du territoire, il s’engage, avec Sébastien Viala et Jean-Joseph Tarayre, les deux autres généraux aveyronnais, dans les campagnes d’Italie et d’Égypte où il est nommé chef de bataillon. À son retour en France en 1802, il demande au Premier Consul son intégration dans un escadron de gendarmerie, poste qu’il occupe à Cahors jusqu’en 1806. Le 10 février 1813, Béteille est nommé général de brigade après avoir reçu la Légion d’honneur. L’effondrement de l’Empire ne lui permet pas d’obtenir le grade de baron auquel il postule. Ultime étape d’une longue carrière, il est désigné commandant du département de l’Aveyron avant d’être tenu à l’écart de l’armée sous la Restauration, comme la plupart des hauts officiers de l’Empire. Mis à la retraite le 1er mai 1832, il vit ses dernières années à Paris. Sans oublier toutefois l’Aveyron, acquérant deux domaines au-dessus du Monastère (Puech-Mourguiol) et de La Mouline (Puechcamp). Jean-Alexis Béteille meurt dans la capitale le 13 février 1847.    
 

Jean-Michel Cosson
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