Prendre les repas à des horaires décalés le week-end pourrait vous faire prendre du poids

  • On connaît le sens de l'expression "jet lag" et ses nombreux effets délétères sur le sommeil. Mais des chercheuses de l'université de Barcelone parlent également de "jet lag alimentaire".
    On connaît le sens de l'expression "jet lag" et ses nombreux effets délétères sur le sommeil. Mais des chercheuses de l'université de Barcelone parlent également de "jet lag alimentaire". LightFieldStudios / IStock.com / LightFieldStudios / IStock.com
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(Relaxnews) - D'après une nouvelle étude réalisée par des chercheuses espagnoles, manger environ 3 heures plus tard qu'à l'accoutumée pendant le week-end pertuberait notre métabolisme et favoriserait la prise de poids. 

On connaît le sens de l'expression "jet lag" (ou décalage horaire en français) et ses effets délétères sur le sommeil. Mais selon des chercheuses de l'université de Barcelone, le "jet lag alimentaire" existerait également.

Parue dans Nutrients, leur recherche s'est focalisée sur l'hygiène de vie de plus de 1.100 personnes originaires d'Espagne et du Mexique âgées de 18 à 22 ans (niveau d'activité physique, alimentation et rythme circadien).

De précédentes études ont démontré que le rythme circadien pouvait, indépendamment de celui du sommeil, se calquer sur l'alimentation. Les calories ne seraient alors pas traitées de la même manière par l'organisme selon l'heure à laquelle elles sont ingérées. 

Ces travaux apportent toutefois des éléments nouveaux puisqu'elle s'est intéressé spécifiquement aux différences de rythme des prises de repas durant le week-end. Les chercheuses ont analysé la relation entre l'indice de masse corporelle (IMC) des participants et la variabilité des horaires de repas pendant les week-ends par rapport aux autres jours de la semaine. 

Un risque accru à partir de 3,5 heures 

Les résultats obtenus à la suite de ces analyses montrent que l'irrégularité des horaires de repas pendant le week-end pourrait être liée à une augmentation significative de l'indice de masse corporelle. "Cette différence est liée à notre horloge biologique, qui organise notre corps pour comprendre et métaboliser les calories consommées pendant la journée. En revanche, la nuit, elle prépare le corps à jeûner pendant notre sommeil", explique Maria Izquierdo Pulido, chercheuse au département de la nutrition, des sciences alimentaires et de la gastronomie de l'université de Barcelone et co-autrice de la recherche.

"Nos résultats montrent que la modification de l'horaire des repas pendant le week-end est liée à l'obésité. L'impact le plus important sur l'IMC pourrait se produire lorsqu'il y a une différence de 3,5 heures. Au-delà de ce délai, le risque d'obésité pourrait augmenter", développe María Fernanda Zerón Rugerio, première autrice de l'étude. 

Si des recherches supplémentaires sont nécessaires pour révéler avec plus de précision les mécanismes physiologiques et les altérations métaboliques à l'origine du décalage horaire et de son lien avec l'obésité, les scientifiques soulignent l'importance de maintenir des horaires réguliers d'alimentation et de sommeil pour préserver sa santé. 

"Outre l'alimentation et l'exercice physique, qui sont deux piliers en matière d'obésité, un autre facteur à prendre en compte est la régularité des horaires de repas, puisque nous avons prouvé qu'elle a un impact sur notre poids corporel", conclut Maria Izquierdo Pulido.

Relaxnews
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