Le marché s’est quand même tenu hier

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  • Place Notre-Dame, des stands espacés et des clients qui respectent la limite de 1 mètre.
    Place Notre-Dame, des stands espacés et des clients qui respectent la limite de 1 mètre.
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Le marché s’est déroulé hier matin. Rien que pour les produits alimentaires et avec des consignes strictes. Les vendeurs demandent son maintien.

Marché tout à fait particulier hier matin, avec les mesures de confinement de la population prises pour enrayer l’épidémie du Covid-19. Toutes les précautions sanitaires préconisées avaient été prises, dont l’espacement des étalages. On en comptait une quinzaine sur toute la place Notre-Dame.

Seulement des producteurs

Sur la place André-Lescure et sur les allées Aristide-Biand, même écartement, alors que la halle n’abritait qu’un vendeur. Sur chaque stand, une affichette de la mairie incitait les chalands à respecter une distance d’un mètre entre eux.

La consigne était bien appliquée par les clients, qui n’étaient certes pas très nombreux, mais toutefois un peu plus que ce que certains redoutaient.

"Ce marché de Villefranche c’est le top du top. Toutes les consignes sont respectées à la lettre", assurait entre ses étalages de fruits Cindy Lopes. La présidente des commerçants non sédentaires de l’Aveyron pestait contre la décision de certains maires (Rodez, La Primaube notamment) d’interdire les marchés.

"Ce n’est pas à eux de prendre une telle décision." Et montrant son smartphone, "je viens encore de recevoir une information émanant du ministre de l’Intérieur pour le maintien des marchés."

À quelques mètres de là, Brigitte Mazars, entre deux barquettes d’aligot, interrogeait. "Si ça ferme, quelle est la logique ? Si on m’explique que je mets quelqu’un en danger, que je suis plus dangereuse qu’un vendeur dans une grande surface, alors j’arrêterai. Mais on met en application les mêmes consignes sanitaires. Où est le problème ?"

Des propos appuyés par d’autres vendeurs, mettant en exergue le grand espace dont bénéficient les marchés de plein vent. "Nous sommes moins exposés que dans les supermarchés où on se retrouve beaucoup plus confinés", remarquait Vincent Llado, producteur de tisanes, liqueurs et produits de santé, installé à Morlhon. "Regardez comme c’est aéré ici."

"Si on respecte les consignes de sécurité, il ne doit pas y avoir de problèmes", estimaient aussi Yvette et Albert Orsal, fidèles avec leurs œufs et autres produits, de la place Notre-Dame.

À l’autre angle de la place, Jean-Louis Layrac, éleveur de Balaguier-d’Olt qui fait de la vente directe de viande bovine et de porc, avait le même discours. Il prône le maintien des marchés. "Pour les producteurs comme nous, c’est vital."

Dans les campagnes, les poules continuent à pondre, les veaux et cochons à grossir, et les vaches à "pisser" du lait.

GDM
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