Coronavirus : pour Amélie Kamhoua (Londres), "les gens ont un peu tardé à mesurer la gravité"

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  • Parmi les activités quotidiennes, Amélie Kamhoua ne néglige pas les sports d’intérieur, comme ici le gainage.
    Parmi les activités quotidiennes, Amélie Kamhoua ne néglige pas les sports d’intérieur, comme ici le gainage. Repro CP / DR / Repro CP
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Originaire de Bozouls, ancienne judokate de haut niveau, la jeune trentenaire vit dans la capitale anglaise depuis cinq ans. Elle peste contre "le comportementde pas mal de Londoniens qui ont mis trop de temps à respecter les consignes d’un gouvernement, il faut le reconnaître, hésitant".

Il y a un peu plus d’une semaine, quand je voyais que le gouvernement anglais ne faisait toujours rien de concret pour limiter la propagation du Covid-19, j’ai pensé à rentrer en Aveyron pour quelque temps dans ma famille. Ensuite, je me suis dit que, aller dans les aéroports et/ou les gares, était synonyme de gros risque de m’exposer au virus et d’exposer les miens par la suite. J’ai donc abandonné cette idée !". Amélie Kamhoua est donc toujours à Londres, où elle a arrêté de travailler il y a seulement quelques jours. "Pour le moment, mes journées sont combinées entre cuisine, sports d’intérieur, apprentissage d’une nouvelle langue étrangère en ligne et séries sur Netflix", sourit-elle, encore en train de chercher ses marques.

Amélie Kamhoua est née à Rodez en 1989 et a grandi à Bozouls jusqu’à l’âge de 14 ans. A alors commencé un tour de France, non pas à vélo mais sur les tatamis, puisqu’elle a été judokate de haut niveau et son parcours sportif l’a conduite à poser son sac dans plusieurs villes de l’Hexagone. Sa famille proche est, elle, restée en Aveyron et elle rentre au pays "environ trois fois par ans".

Après un poste de responsable de secteur, à Rodez et à Toulouse, dans le service à la personne, elle a rallié Londres voilà cinq ans. "A l’aventure !, reconnaît-elle. Mon objectif était d’apprendre l’anglais car j’aimais voyager mais il y avait la barrière de la langue. Et je savais que ça m’aiderait aussi professionnellement". Alors qu’elle avait en tête "de rester dix-huit mois maximum", cela fait donc cinq ans que… l’aventure dure. Elle a évolué de poste au fil des années, dans un domaine totalement différent : elle est manager d’un restaurant dans une grande chaine de Londres. Confinée ? "Oui, mais pas totalement !", avoue l’intéressée. J’ai fermé le restaurant lundi mais ce n’est pas une mesure du gouvernement. Uniquement une décision de mon entreprise". Elle ne cache pas que "les règles gouvernementales commencent à aller dans le bon sens mais elles ne sont pas suffisantes, ni assez strictes". Amélie Kamhoua se pose beaucoup de questions et n’a pas toujours les réponses. Elle garde pourtant (bon) espoir.

"Le confinement total espéré "

Amélie Kamhoua est catégorique : « Je ne pense pas que tout le monde réalise ici l’importance du confinement. Mais, force est de reconnaître aussi que certains n’ont pas les moyens financiers de s’y soumettre. Pour le moment, les mesures et les aides du gouvernement sont encore en discussion pour certains secteurs. Du coup, quelques professionnels ont du mal à s’arrêter, malgré les consignes ». L’Aveyronnaise discute régulièrement avec bon nombre d’étrangers qui habitent dans la capitale anglaise et l’unanimité est de mise : « Nous espérons que des règles et des moyens de contrôles plus lourds vont être décrétés afin que le confinement soit total et ce Covid-19 banni au plus vite ». Elle ajoute sur le sujet : « Nous craignons que la situation n’aille pas en s’améliorant, étant donné que nous sommes donc pas dans un confinement complet et que le pic est annoncé pour dans quelques jours. En outre, renseignements pris, nous sommes convaincus que le système de santé anglais n’est pas en mesure d’enrayer seul cette pendémie avec, à titre d’exemple, 2,8 médecins pour 1 000 habitants contre 4,1 en France ». Et de conclure : « D’où la crainte d’une crise sanitaire très importante en Angleterre ».
 

Rui Dos Santos
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