En France, une pétition en faveur de la chloroquine dépasse les 200.000 signataires

  • Une pétition lancée en France demandant à assouplir les possibilités de prescription de la chloroquine, traitement dont l'usage contre le coronavirus provoque de vifs débats, a dépassé les 200.000 signatures dimanche soir.
    Une pétition lancée en France demandant à assouplir les possibilités de prescription de la chloroquine, traitement dont l'usage contre le coronavirus provoque de vifs débats, a dépassé les 200.000 signatures dimanche soir. GERARD JULIEN / AFP / GERARD JULIEN / AFP
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(AFP) - Une pétition lancée en France demandant à assouplir les possibilités de prescription de la chloroquine, traitement dont l'usage contre le coronavirus provoque de vifs débats, a dépassé les 200.000 signatures dimanche soir.

Un trio de médecins éminents ont par ailleurs apporté leur soutien au Pr Didier Raoult, médecin français qui a publié des études controversées démontrant, selon lui, l'efficacité de ce traitement contre le nouveau coronavirus.

La pétition, lancée vendredi par l'ex-ministre français de la Santé Philippe Douste-Blazy et baptisée "#NePerdonsPlusDeTemps", vise à élargir les traitements à l'hydroxychloroquine des patients atteints du Covid-19, en autorisant leur prescription sans attendre qu'ils soient atteints d'un stade aggravé de la maladie comme c'est le cas actuellement en France.

Par ailleurs, trois éminents médecins français ont recommandé, dans une tribune publiée dimanche soir sur le site du Figaro, d'appliquer le traitement élaboré par le Pr Didier Raoult, qui prône l'usage de l'hydroxychloroquine dès l'apparition des premiers symptômes du coronavirus.

"Le point fort des essais du Pr Raoult est, de notre point de vue, une diminution très rapide de la charge virale avec négativation des recherches virologiques dans plus de 90% des cas en moins de huit jours, ce qui pourrait permettre d'éviter l'aggravation et en particulier le transfert en réanimation", plaide cette tribune.

Elle est signée de l'ancien directeur scientifique de l'Institut national du cancer Fabien Calvo, l'ancien président de la Haute Autorité de santé Jean-Luc Harousseau et l'ancien directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, Dominique Maraninchi.

"Sur cette base, la stratégie serait plutôt donc de proposer un traitement précoce avant la survenue de complications respiratoires sévères", poursuivent-ils.

Si certains médecins et dirigeants appellent à administrer largement ce médicament, qualifié de "don du ciel" par le président américain Donald Trump, une vaste partie de la communauté scientifique et des organisations sanitaires appellent à attendre une validation scientifique rigoureuse, en mettant en garde contre les risques pour les patients.

Le ministre français de la Santé Olivier Véran a quant à lui de nouveau appelé samedi à ne pas brûler les étapes, et a souligné qu'on connaitrait dans les prochains jours les premiers résultats intermédiaires d'études cliniques, qui visent à déterminer si la chloroquine mais aussi "d'autres médicaments prometteurs" sont efficaces quand ils sont pris dès le début de la maladie.

Relaxnews
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