Histoires d’eau… dans le village

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  • Le groupe sur le belvédère à l’emplacement du moulin Saleilles.
    Le groupe sur le belvédère à l’emplacement du moulin Saleilles.
  • Le groupe de visiteurs devant la cascade qui coulait ce jour-là.
    Le groupe de visiteurs devant la cascade qui coulait ce jour-là.
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Une vingtaine de personnes se sont retrouvées lors des journées du patrimoine à la découverte du cheminement de l’eau à Salles-la-Source. D’où vient l’eau de la grande cascade et comment expliquer ses variations soudaines de débit ou au contraire son incroyable régularité ?

C’est à ce questionnement qu’a voulu répondre le circuit de visite concocté par les bénévoles de Ranimons la cascade : "Nous avons fait le constat en écoutant les visiteurs et les estivants d’une difficulté à comprendre. Nous avons toujours eu un souci de pédagogie car nous savons que la question est complexe".

Les pluies exceptionnelles de la veille ont facilité les explications qui leur ont été données en réalimentant plusieurs sources et en redonnant éclat et vigueur à la cascade.

Un arrêt marquant fut celui de la Chaussée Saleilles, au-dessus de la cascade. Face à l’actuel observatoire, situé à l’emplacement du premier "moulin Saleilles", se trouvait la chaussée du même nom qui bordait un immense réservoir d’eau en lieu et place du chemin et du parking. Le long de celui-ci, une "chaussée" constituée de grosses pierres taillées dont le haut était incliné servait de lavoir : on avait là un des cœurs battants du village ! L’ouverture ou la fermeture des vannes qui alimentaient la dérivation des moulins, dont on retrouve encore aujourd’hui quelques traces, a donné lieu à de nombreux conflits dans le passé, de même que la destruction définitive de la chaussée en 1930.

Une incursion dans le haut du village a permis d’aller voir la fameuse source qui a donné son nom à celui-ci.

Celle-ci est souvent asséchée par les deux barrages souterrains, l’un de 1930 et l’autre de 1982. Par chance, elle coulait ce jour-là. La grotte souterraine avec ses stalactites, jadis en libre accès, est désormais inaccessible sans autorisation et fermée par une grille. C’est là que le grand spéléologue Martel avait exploré vers 1892 les grottes et la rivière souterraine et identifié "les sept sources de Salles".

Il avait également fait la connexion avec le Tindoul de la Vayssière et expliqué le mécanisme de la dissolution du calcaire sous le causse qui crée les grottes et de la recalcification sous forme de tuf, dès que l’eau revient à l’air libre.

La vue de la conduite forcée qui sort de la falaise permet aujourd’hui de comprendre comment l’eau est prélevée au sein de celle-ci et directement acheminée en bas du village vers l’usine hydroélectrique, en court-circuitant les anciens moulins. La balade s’est terminée au bord du "trou Marite" qui s’était remis en eau dans la nuit, alimentant la rivière de la Gorge-au-loup. Jusqu’en 1830, un bras du Créneau passant derrière l’actuel cimetière alimentait régulièrement cette source.

Il a été supprimé à cette époque par les industriels filateurs et minotiers qui avaient besoin d’un débit d’eau très supérieur à celui des anciens moulins pour faire fonctionner leurs usines, asséchant malheureusement par le fait même les deux cascades de la Vayssière et de l’Arnus.

Cette animation, qui est une première pour l’association, a suscité beaucoup d’intérêt pour les participants.

À renouveler certainement.

CORRESPONDANT
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