Emmanuel Macron giflé : présenté en comparution immédiate, l'agresseur "ne conteste pas le geste"

  • L'homme qui a giflé Emmanuel Macron a été présenté en comparution immédiate.
    L'homme qui a giflé Emmanuel Macron a été présenté en comparution immédiate. -
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En garde à vue, l'homme qui a giflé le chef de l'Etat mardi 8 juin a expliqué avoir agi "sans réfléchir" pour "exprimer son mécontentement", a précisé le parquet de Valence.

L'homme qui a giflé le Président de la République à Tain-l'Hermitage lors d'un déplacement d'Emmanuel Macron est jugé ce jeudi 10 juin en comparution immédiate a annoncé le procureur de la République de Valence, Alex Perrin dans un communiqué. 

La comparution immédiate de Damien T. s'est ouverte en début d'après-midi. Il ne "conteste pas le geste" pour lequel il encourt jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

Lors de sa garde à vue, qui a été prolongée, le Drômois de 28 ans a expliqué avoir agi "sans réfléchir" pour "exprimer son mécontentement" a précisé le parquet. Damien T., "en couple, sans enfant, sans profession", a reconnu "avoir porté un coup au chef de l'Etat et avoir prononcé des paroles dénonçant la politique". 

Proche, selon lui, de "la mouvance des gilets jaunes" et partageant des "convictions politiques traditionnelles de droite ou d'ultra-droite" il ne s'estime pas être "d'aucun parti ni militantisme exprimé".

La préméditation ne devrait pas être retenue

"À l’heure actuelle, il semblerait que la préméditation ne puisse être retenue dans l'accomplissement de ce geste", a également expliqué le procureur. 

L'autre individu interpellé en même temps que le principal suspect, lui, sera convoqué plus tard. "Arthur C. va se voir délivrer une convocation en justice pour la fin du second semestre 2022 pour répondre des infractions en lien avec les armes détenues illégalement" trouvées à son domicile, a précisé le magistrat.

À son domicile, des "livres anciens sur l'art de la guerre et "Mein Kampf" ainsi qu'un drapeau à fond rouge avec faucille et marteau jaune et un drapeau de la révolution russe", ont été trouvés lors d'une perquisition.

Résidant à Saint-Vallier, au nord de Valence, les deux hommes avaient été arrêtés tout de suite après les faits. Ils sont "tous deux inconnus des services judiciaires et des services de renseignements". Ils sont membres d'associations de leur commune "en lien avec les arts martiaux, le Moyen-âge et l'univers mangas", a rappelé le magistrat.

Cette gifle a suscité l'indignation de l'ensemble de la classe politique. Emmanuel Macron a pour sa part relativisé le geste, dénonçant des "faits isolés" commis par "des individus ultraviolents".

 

Centre Presse Aveyron
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