À Sébazac-Concourès, la musique est dans le… "Zac"

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  • En 2010, le festival Skabazac a atteint des sommets avec 30 000 entrées en deux jours. Un autre monde.
    En 2010, le festival Skabazac a atteint des sommets avec 30 000 entrées en deux jours. Un autre monde.
  • Affiche fort sympathiquede cette édition 2021, qui renvoie tout le bonheurde réaliser cette nouvelle mouturedu festival aprèsune année "blanche".
    Affiche fort sympathiquede cette édition 2021, qui renvoie tout le bonheurde réaliser cette nouvelle mouturedu festival aprèsune année "blanche".
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En 2010, Skabazac atteint une forme d’apothéose en accueillant des milliers de festivaliers sur les terres faisant face au lycée La Roque. Jamais une telle affluence avait été enregistrée pour un festival encore tout jeune. Aujourd’hui, Zicabazac, toujours sur fond de musique, emprunte une autre voie. Et cette année, pour la première fois, en réponse également à la situation sanitaire, les organisateurs ont opté pour un concert en extérieur, sans pour autant étendre la jauge. Photo achives CP

Le 12 juin 2010, avec les Américains de Cypress Hill sur la grande scène, pour leur seule date en Europe, mais aussi une panoplie de stars des scènes de la musique actuelle, de Kusturica à Ska P, en passant par Féfé ou Lee Scratch Perry, le festival Skabazac écrit une de ses pages les plus impressionnantes. En deux jours, ce sont près de 30 000 entrées qui sont comptabilisées sur le site de La Roque aux portes de Rodez, et 17 000 festivaliers pour la seule soirée du samedi. Du jamais vu dans le Ruthénois ! Ce 12 juin 2010, s’éteignent également les lampions d’un festival devenu quasi incontrôlable. D’un festival qui tel une comète s’approchant de vous, grossit à vue d’œil avant… d’exploser.

Un mélange entre déflagration et soulagement anima le village de Sébazac, d’où l’histoire était partie. Cinq années durant, il ne se passa plus rien ou presque, tant la secousse fut forte.

Puis, "les petits frères et petites sœurs" de ceux qui avaient fait naître cette comète, avec la fougue de l’adolescence, ont eu envie de construire également quelque chose. "Surtout, nous voulions que notre village retrouve une dynamique culturelle. Il ne se passait plus rien ou presque. Il fallait que cela bouge", raconte Robin Mur, un des piliers de Zicabazac. Le nouveau festival qui, pour la septième édition, met Sébazac, de nouveau, sur le devant de la scène. Il se déroule cette année les 17 et 18 septembre.

"Je ne le cache pas, j’aurai bien aimé être dans les coulisses du Skabazac. Voir comment cela se passait de plus près. Je n’avais alors que quatorze-quinze ans. Aujourd’hui, avec Zicabazac, on y est un peu, mais cela n’a rien à voir", avance-t-il. Pour autant, le début de l’histoire de Zicabazac ressemble à celui de Skabazac. Une fête de village.

Mais à la septième édition, Skabazac rassemblait sur deux scènes une quinzaine de groupes dont IAM, Sergent Garcia, Babylon Circus… Zicabazac propose une affiche plus humble mais tout aussi alléchante, avec Nâaman, Chilla, Biga Ranx… "Nous n’avons rien à voir avec Skabazac. Il n’y a d’ailleurs aucun membre de Skabazac dans notre conseil d’administration", relate Robin Mur.

Le discours des organisateurs sébazacois est le même depuis ce jour de 2015 où, en trois mois, ils ont monté leur première édition. "On ne se met pas de pressions particulières. On réagit en fonction des opportunités, si elles se présentent. Nos jauges restent limitées parce que l’on veut que les festivaliers se sentent bien. Pas oppressés. Et l’on veut également que les gens du village se sentent bien", explique-t-il. Et ça marche au regard de la mobilisation intergénérationnelle que provoque l’organisation de ce festival. "Dans le conseil d’administration, nous sommes sept. Je suis le seul à travailler dans le monde de la culture. Ce qui permet d’enrichir le festival avec des expériences du quotidien qui sont différentes."

En accueillant des familles, en invitant les artistes dans les écoles et les Ehpad, les organisateurs ancrent plus que jamais Zicabazac dans le village. En se construisant déjà de beaux souvenirs, comme lors de la dernière édition avec Boulevard des airs et Sinsémilia, c’est tout un village qui danse.

ph.r.

Tout un village animé

En 2015, un groupe de jeunes copains de Sébazac s’est dit

que la commune ne pouvait vivre sans ses petits concerts "live".

Aujourd’hui, s’appuyant surun conseil d’administration resserré, une quinzainede fidèles et près de soixante-dix bénévoles au moment du festival, c’est tout le village qui se metau diapason quand le festivalse met en place pour brillerde mille feux.

Dans quelques jours, il y en a quelques-uns qui vont retrouver le plaisir de "ces basses qui tapent dans la poitrine", comme le souffle Robin Mur, cheville ouvrière de Zicabazac et amateur patenté de "live".

Le festival est habituellement calé en avril. Mais la pandémie a obligé les organisateurs à laisser tomber l’organisation du festival 2020 et les a poussés à organiser celui de 2021 en septembre. L’ambiance du moment les a également incités à imaginer le festival en extérieur. C’est en effet dehors que le festival 2021 aura lieu, à l’arrière de la salle des fêtes de Sébazac. La programmation, elle, a dû être revue. Elle se présente comme suit.

Vendredi

Le reggaeman français Naâman, et son tube Outta Road, sera à l’affiche avec son alter ego Biga Ranx qui gravite dans les plus grands festivals reggae.

Autre artiste français qui se retrouvera sur la scène zicabacoise, Panda Dub.

Dizzy Turn, vainqueur du Tremplin, et Reggaescape Sound System feat Dawchy concluront la soirée.

Samedi

La scène verra se succéder l’Avignonnaise Suzane, de plus en plus prisée par les festivals, Chilla, une des figures de la scène du rap féminin français, le reggaeman martiniquais Yaniss Odua, l’électro funk de Custom Xperienz (lauréat du dernier tremplin) et Reggaescape Sound System feat Dawchy.

De quoi passer deux belles soirées en somme.

Billetterie : zicabazac.festik.net/

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Philippe Routhe
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