Nouveaux variants, 4e dose, tests massifs... Où allons-nous après Omicron ?

  • "Où allons-nous après Omicron" se question le Conseil scientifique dans son dernier rapport en date de jeudi 20 janvier 2022.
    "Où allons-nous après Omicron" se question le Conseil scientifique dans son dernier rapport en date de jeudi 20 janvier 2022. Pixabay -
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Jeudi 20 janvier 2022, le Conseil scientifique a publié un rapport indiquant quand pourrait s'atténuer la crise du variant Omicron... et ce qui nous attend après.
 

Alors que le gouvernement a présenté un calendrier d'allègements des contraintes sanitaires jeudi 20 janvier 2022, le Conseil scientifique a publié un rapport le même jour qui appelle à la prudence.

"Cette 5ème vague liée au variant Omicron n’est pas terminée et son retentissement sur le système de soins, va rester élevé mais en partie gérable, et ce jusqu’à mi-mars", présente l'étude en introduction.

Tout en rappelant qu'on avait atteint un "niveau de contamination massif jamais atteint jusqu'ici". Au 18 janvier, une forte hausse de cas Covid a été constatée surtout chez les moins de 15 ans et les 30-44 ans, "suggérant un effet important de la rentrée des classes : le virus circule de façon intense chez les plus jeunes et se propage ensuite aux parents".

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Le pic de l'épidémie devrait être atteint dans les prochains jours, mais le Conseil scientifique annonce une situation encore très difficile dans les hôpitaux, tout particulièrement dans les régions du sud (Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et PACA) "où les niveaux d'occupation des lits sont déjà similaires à ceux rencontrés au pic des vagues précédentes".

Omicron, on en a pour combien de temps encore ?

Le Conseil scientifique estime que l'impact du variant Omicron va continuer de jouer sur le système de soins jusqu'à mi-mars 2022. Puis un horizon plus positif pourra être entrevu "si, et seulement si, la réduction des contacts et la conservation des gestes barrières se poursuivent durant les semaines qui viennent".

"Ce double message d'espoir et de prudence doit être porté collectivement", insiste le rapport. "Sauf surprise ou modifications majeures des comportements des citoyens, le système hospitalier devrait tenir durant les semaines qui viennent malgré les problèmes liés aux absences du personnel.

D'ici la mi-mars, le Conseil scientifique fixe un enjeu majeur : limiter la déprogrammation des patients non Covid. Il faut pour cela "poursuivre la stratégie actuelle sur l'utilisation large des tests" ainsi que "le même rythme de politique de vaccination pour la dose de rappel".

Et après Omicron ?

Où allons-nous après Omicron ? "Alors que nous sommes encore en pleine vague liée au variant Omicron, il peut paraître prématuré et présomptueux de poser cette interrogation…", signe le Conseil scientifique. "C’est pourtant cette question que se posent beaucoup de nos concitoyens qui veulent retrouver une vie normale".

Sans pouvoir prédire l'avenir, le rapport liste les grands enjeux qu'il faut anticiper, notamment l'apparition d'un nouveau variant. La souche BA.2 est par exemple surveillée, ce sous-variant aussi surnommé "Omicron furtif" qui représente entre 3 et 4 % ces cas positifs (surtout en Afrique et en Asie) et qui vient d'être détecté en France.

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"L’expérience récente (variants Alpha, Delta et Omicron) nous a malheureusement montré que l’arrivée d’un nouveau variant était difficile, voire très difficile à anticiper… Une veille internationale permettra de faire une analyse de risque au décours de la fin de la circulation du virus Omicron en France".

L'immunité collective naturelle et post-vaccinale reste la meilleure des défenses. Le Conseil scientifique préconise "d'attendre des données scientifiques solides pour décider d’une éventuelle 4ème dose chez les populations à risque".

Des conséquences d'Omicron sur le long terme ?

De nombreux suivis sont toujours mis en place sur les conséquences de la vague Omicron et depuis le début de l'épidémie. 

Notamment le Covid long qui touche "plus de 20 % des patients après 5 semaines et plus de 10 % après 3 mois" : "Il n’y a pas de données concernant la fréquence et l’importance des symptômes prolongés en fonction des variants, on ne sait donc pas quel sera le nombre de personnes souffrant d’une forme chronique de Covid au décours de la vague Omicron en France".

"Il conviendra de veiller à ce que les moyens humains et financiers soient alloués à la prise en charge nécessairement prolongée dans le temps de ces patients, notamment pour les métiers de la rééducation et de la santé mentale indissociables du parcours de soins", ajoute le rapport.

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Une attention toute particulière doit aussi être portée aux jeunes, dont la crise a un sérieux impact sur leur santé mentale : "le nombre de passages aux urgences pour gestes suicidaires pour les moins de 15 ans reste globalement élevé comparativement aux deux années précédentes (avec des pics à + 40%), de même pour les troubles de l’humeur (syndromes dépressifs)". Une surveillance est également de rigueur dans les Ehpad ou les établissements pénitentiaires, des lieux à hauts risques de propagation du virus.

Centre Presse Aveyron
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