Rodez : reconstitution autour de la rixe meurtrière

  • Devant les magistrats et les enquêteurs, les deux protagonistes ont été invités à refaire les gestes qui ont conduit au drame.
    Devant les magistrats et les enquêteurs, les deux protagonistes ont été invités à refaire les gestes qui ont conduit au drame. Yves Estivals
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Justice. Hier à Rodez, la juge montpelliéraine, Desplat-Didier a tenté d'éclaircir certains faits lié à la mort de Marc Salacroux, découvert mort au matin, après une rixe avec deux hommes. 

A défaut de faire toute la lumière sur la rixe qui avait entraîné la mort de Marc Salacroux, le 6 avril dernier, à Rodez, la reconstitution organisée hier après-midi dans la rue de Bonald a notamment permis d'éclaircir les rôles de chacun des deux coaccusés.

Sortis de leur geôle respective pour l'occasion (l'un est emprisonné à Béziers, l'autre à Villeneuve-lès-Maguelone), Cédric L. et Jérôme L., les deux protagonistes, âgés respectivement de 27 et 42 ans, ont été invités à refaire les gestes qui ont conduit au drame devant les magistrats. L'objectif pour la juge montpelliéraine Desplat-Didier était de définir ce qui a réellement causé la mort de la victime ce 6 avril dernier. Est-ce les coups portés ? La chute de la victime dans l'escalier ? Ou l'accumulation des deux ?

Trois hommes fortement alcoolisés

Pour mémoire, ce jour-là, les trois hommes avaient passé la journée à boire ensemble dans le petit appartement du 22, de la rue de Bonald. Un logement occupé à l'époque par Jérôme L. Dans la soirée, les trois hommes fortement alcoolisés, en étaient venus aux mains pour des motifs futiles. C'est là, au début de l'instruction, que les deux versions divergeaient. Chacun se rejetant la faute. Aujourd'hui, Jérôme L. reconnaît avoir lui aussi porté des coups "mais c'était surtout pour séparer Cédric L. et Marc Salacroux", selon ses avocats Me Hubert Aoust et Me Laurie Garric.

Tombé seul dans l'escalier

La reconstitution a également permis de constater que la victime est tombée toute seule dans l'escalier très raide de cet immeuble du centre ancien. En revanche, elle n'a pas vraiment permis d'éclaircir ce qu'il s'est ensuite réellement passé dans la rue, devant l'immeuble, puis sur le pas-de-porte voisin du 24, de la rue de Bonald.

Selon Christelle Cordeiro, son avocate, Cédric L., qui était chaussé de chaussures de sécurité, reconnaît avoir donné un seul et unique coup de pied à la victime qui gisait sur le sol "pour le faire partir et non pour l'achever." Dans l'attente de nouvelles expertises en vue de rechercher la cause exacte du décès, les deux meurtriers présumés qui encourent jusqu'à 15 ans de réclusion, ont été reconduits derrière les barreaux, où ils attendront d'être jugés pour violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Rachid Benarab
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